Expo : Malick Sidibé à la Fondation Cartier

Bonjour à tous

Aujourd’hui, c’est de nouveau pour parler d’une exposition que je reviens par ici.

J’y suis allée un de ces derniers jours ou l’on ne savait plus bien si c’était en luge ou en ski qu’il fallait se déplacer sans quoi on pouvait avoir une chance sur deux de chuter lamentablement ! alors face à cette chute de températures un peu incommodante et rafraîchissante, j’ai saisi l’occasion d’aller trouver un peu de chaleur, en allant m’ensoleiller à la Fondation Cartier ou le Mali est à l’honneur, mais aussi et surtout la mémoire de l’un des photographes maliens les plus connus à l’étranger, considéré comme un des plus grands portraitistes de la seconde moitié du XXe siècle…

Mr Malick Sidibé.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

C’est ainsi, entourée de neige, que j’ai découvert et pointé mon objectif vers les clichés en noir et blanc de celui que l’on surnommait « l’œil de Bamako ».

Expo Malick Sidibé / Fondation Cartier-Paris 2018

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

25 ans après la première exposition qui lui avait été consacrée en ce même lieu, cette nouvelle rétrospective en hommage à l’artiste, décédé le 14 avril 2016 à l’âge de 80 ans, est une manière aussi de comprendre son parcours et son implication dans la vie culturelle et sociale de Bamako.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Né en 1935 à Soloba au Mali dans une famille de paysans, il grandit en aidant son père berger et entre à l’école à l’âge de 10 ans. Remarqué pour son talent artistique, notamment pour le dessin, Sidibé est choisi pour étudier à l’école des artisans soudanais. En 1955, il est diplômé artisan-bijoutier puis travaille au studio « Photo-Service » de Gérard Guillat-Guignard qui le choisit pour décorer son magasin et lui propose ensuite de devenir son apprenti. C’est là que tout se met en marche, où il développe ses compétences et son intérêt pour la photographie, avec son Kodak brownie flash il capte le quotidien de son village, réalise ses premiers reportages pour son propre compte. Il ouvre le Studio Malick en 1962 dans le quartier de Bagadadji, au cœur de Bamako.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Au total, plus de 250 photos et archives sont présentées, des tirages d’époque réalisés par Malick Sidibé en personne de 1960 à 1980, certains n’ayant jamais été montrés au public. Muni de son Rolleiflex, il aura su imposer son style unique, révéler son regard attentif, reconnu aujourd’hui dans le monde entier.

expo Malick Sidibé/ Paa Joe 2018 / Paris

expo Malick Sidibé/ Paa Joe 2018 / Paris expo Malick Sidibé / Fondation Cartier-Paris 2018

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

À deux pas de là, s’inspirant des photos de l’artiste et des tenues de ses modèles, on trouve à notre disposition quelques accessoires pour ceux et celles qui aimeraient se prêter au jeu de prendre la pose !

Expo Malick Sidibé- Fondation Cartier- Paris 2018

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris expo Malick Sidibé/ Paa Joe 2018 / Paris

En plus du travail de Malick Sidibé, des œuvres du peintre congolais JP Mika et du sculpteur ghanéen Paa Joe, inspirées par le photographe et créées tout spécialement pour l’exposition apportent de belles couleurs au lieu.

expo Malick Sidibé / JP Mika.2018

JP Mika 2018 / Paris JP Mika 2018 / Paris

Tandis que dehors la neige fond par endroits, le soleil arrive timidement à travers les vitres et laisse place sur les murs à un jeu d’ombres et de lumières…

Expo Malick Sidibé / 2018 Paris

Expo Malick Sidibé / 2018 Paris

Vous l’aurez ainsi probablement constaté, nous avons changé de pièce, car l’exposition se divise en deux parties, après le Malick Sidibé portraitiste c’est le Malick reporter que nous découvrons. Une fois devenu une figure incontournable très appréciée par la jeunesse, Malick Sidibé était présent dans toutes les soirées où les jeunes découvraient les danses venues d’Europe et de Cuba, ils se déhanchaient au son du twist et du rock’n’roll ou tous s’habillaient à la mode occidentale et rivalisaient d’élégance. En 1957 il était le seul photographe de Bamako à couvrir tous les événements, fêtes et surprises-parties, à capturer l’essence de la jeunesse malienne, sa fougue et sa joie de vivre au moment où le pays gagnait son indépendance.

Ci-dessous, deux adolescents qui dansent le sourire aux lèvres, il s’agit de « Nuit de Noël » une photo légendaire de 1963 qui selon le magazine Time fait partie des « 100 photographies les plus influentes de l’histoire ».

expo Malick Sidibé 2018 Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo M.Sidibé 2018 Expo Malick Sidibé / 2018 Paris

expo Malick Sidibé Paris 2018

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Le titre de l’exposition « Malick Sidibé – Mali twist », fait référence à la chanson éponyme du chanteur et guitariste malien Boubacar Traoré, sortie en 1963, que nous pouvons entendre dans la bande-son qui nous accompagne lors de notre visite, s’ajoute à celle ci 71 autres morceaux dont par exemple Ray Charles, les Rolling Stones, Joe Cocker, Toumani Diabaté,  Jimi Hendrix, Otis Redding, Amadou et Mariam, James Brown, les Beatles, Joe Dassin, Dutronc, cloclo et jojo.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Une fois descendus à l’étage inférieur, nous faisons face à un autoportrait de Malick en 1960, suivi d’une multitude de photographies toutes plus belles les unes que les autres.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

« combat des amis avec pierres » au bord du fleuve Niger est l’un des clichés exposés que nous retrouvons également en visionnant le documentaire de 64 min réalisé en 2008 par Cosima Spender « Dolce vita Africana », réjouissant moment où l’on écoute Malick nous parler de son art et de ses sources d’inspirations.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Puis il y a les nombreux livres qui lui sont consacrés, ainsi qu’une série d’objets inédits édités et réalisés spécialement pour l’exposition que l’on retrouve en vente à la librairie, dont le catalogue et l’album de cette chaleureuse et pétillante rétrospective.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Enfin, côté récompense, c’est en 2003 que Malick Sidibé reçoit le prestigieux prix international de la photographie Hasselblad, décerné pour la première fois à un photographe africain puis 4 ans plus tard, c’est la consécration, il est récompensé du Lion d’or à la Biennale de Venise. Quelle fierté pour celui qui gardait les troupeaux de bœufs de son père et qui, ne parlant que le bambara, sera le seul de la famille à apprendre le français à l’école.

Malick Sidibé

Je termine avec une petite sélection d’images de celui qui a su capter au vol ces séquences de vie insouciantes et exubérantes des années 1960-1970 ou la fantaisie vestimentaires et la jubilation de ces jeunes épris de liberté et de musique nous saute aux yeux avec des images simples et authentiques.

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sididé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Encore un dernier mot et plus, je tiens à remercier chaleureusement Martine S. pour sa générosité sans qui mon après-midi de « rencontre » avec Malick Sidibé n’aurait pas eu lieu, ni même ce nouvel article qui je l’espère ne vous aura pas déplu (Bienvenue dans mon petit univers à tous ceux qui récemment se sont abonné après avoir parcouru mes pas lors de l’exposition de Barbara à la Philharmonie de Paris, vous étiez une jolie flopée d’un coup donc… bah… euuuuh… merci merci tout simplement!)

Alors, chers anciens ou nouveaux lecteurs curieux je vous souhaite un bon week-end et me ferais le plaisir de vous retrouver au printemps prochain pour d’autres partages d’images. 🌾💐🌞📷

Amicalement votre,

Barbara

© Crédits photos de l’exposition Barbara Eichert

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Expo : Barbara à la Philharmonie de Paris

Première publication de cette nouvelle année, merci d’être au rendez-vous.

2018, marque la 5ème année de création de mon blog, que le temps file vite. 5 ans de ballades, d’annotations et de réflexions, mais surtout d’images ! des photos où s’entremêlent des étés ensoleillés et des hivers aux sujets divers, je viens ici exposer mon angle de vue sur des lieux, des paysages, des œuvres artistiques et quelques fois même il est question de musique. Car si la photographie occupe une grande place dans ma vie, la musique l’est tout autant, chaque 21 juin le blog fait figure de rétrospective annuelle des artistes que j’ai pu applaudir, je fais le grand écart entre les genres musicaux. Par exemple, en 2013 j’avais écrit un post au sujet d’une diva du R&B intitulé « B: comme beau, B: comme Beyoncé » que je pourrais de nouveau utiliser en ce jour pour une grande artiste de la chanson française, car j’ai le plaisir de revenir cette fois pour vous parler d’une longue dame brune, car assurément B: comme Barbara.

Effectivement, le temps file si vite, qu’il y a déjà 20 ans qu’elle est partie.

En hommage, la Philharmonie de Paris lui a consacrée une fabuleuse exposition dont la scénographie était de toute beauté (conçue par deux grands talents du cinéma et de l’opéra, Christian Marti et Antoine Fontaine), jamais une aussi grande exposition n’avait été jusque là dédiée à la vie et à l’oeuvre de Barbara. Nous pouvions ainsi y découvrir plus de 400 documents, dont beaucoup d’inédits prêtés par des admirateurs ou plus particulièrement par Bernard Serf, le neveu de Barbara qui veille à son oeuvre.

Je vous retrace ma visite avec beaucoup d’exaltation et d’émotion.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Émue, comme en novembre 1997 ou directement en apprenant son décès je pensais également à mon père, qui m’avait familiarisé à sa musique, sensibilisé à ses textes et qui l’aimait suffisamment fort pour décider avec ma mère de me prénommer comme elle. Un héritage assez agréable à porter je dois admettre, car en plus d’être facile à orthographier et peu répandue ( une pensée à toutes les Julie, Sophie et Emilie de croisée pendant ma scolarité…minimum 2 par classe ! ) j’ai aussi l’occasion d’entendre « quel joli prénom » suivi très régulièrement par « Oh Barbara ! comme la chanteuse, c’était vraiment une artiste, une vraie artiste ». Et ce n’est pas tout ! j’étais loin d’imaginer qu’un jour mon prénom me permettrait d’en tirer un avantage, celui de bénéficier d’un tarif ultra méga privilégié, car la Philharmonie de Paris a eu la riche idée d’offrir à toutes les Barbara le droit de rentrer sans payer. Autant vous dire, que ça commençait déjà très bien !

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Nous y sommes, elle est face à nous et nous accueille en nous tendant les mains pour franchir le rideau, nous nous engageons alors dans les coulisses de sa vie. Le parcours chronologique, conçu par la commissaire Clémentine Deroudille, s’articule autour des temps forts de la vie et de la carrière de Barbara.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Tout commence avec sa voix en fond sonore, elle y chante « mon enfance », ma mère et moi nous nous regardons avec les yeux déjà humides tant la force du texte nous saisis, et ce n’est que le début…

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Au début, elle s’appelait Monique Serf née le 9 juin 1930 dans le quartier des Batignolles à Paris. Petite fille juive, son enfance sera marquée par la pauvreté, les séparations, les déplacements de ville en ville pour fuir les huissiers mais aussi pendant l’Occupation, pour fuir la traque faite aux Juifs par les nazis et enfin l’inceste paternel qu’elle évoquera tardivement. Quand la guerre éclate, elle a 9 ans, la famille est divisée, avec son frère elle sera confiée à sa tante, face à l’avancée des Allemands en juin 44 ils fuient en train pour Châteauroux, la locomotive du train est réquisitionnée et les wagons bombardés, le train reste immobilisé 17 jours en rase campagne. L’école communale de Préaux accueille les réfugiés du train, chef de troupe, la jeune Monique monte des scénettes de théâtre avec ses camarades de classe.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

De 1941 à 1945, Monique est ballottée sur les routes de France, de Marseille à Poitiers, de Tarbes à Saint-Marcellin. Puis la famille retourne sur la capitale,  c’est là que Monique a trouvé sa voie en faisant la rencontre d’une professeur de chant Mme Thomas-Dusséqué qui la conforte dans son ambition de devenir chanteuse, en parallèle elle joue d’instinct, sans prendre de leçons sur le piano que son père a loué. En 1949, son père quitte soudainement et pour toujours le foyer, la même année la location du piano ne peut plus être honorée, une séparation vécue comme un déchirement.

L’enfance était un sujet sensible, sur lequel elle aura presque toujours laissé la porte fermée lors d’entretiens avec des journalistes. Catégoriquement, elle coupait court aux questions en répondant « je ne me souviens de rien, je n’ai pas eu de passé. Tout ce qui m’intéresse, c’est mon présent. Mon enfance ne m’intéresse pas, et de toute façon, je ne vous dirai rien. Tout ce que j’ai à dire est dans mes chansons et je vous prie de ne pas me poser ce genre de question »

Expo Barbara à la Philarmonie de Paris 12/2017

En 1950, Monique a 20 ans, elle fugue pour la Belgique où elle commence sa carrière dans des cabarets sur Bruxelles, son tour de chant est composé de reprises de chansons d’Edith Piaf, de Juliette Gréco, de Léo Férré et de Jacques Brel, mais l’accueil du public n’est pas des plus chaleureux…c’est à ce moment-là qu’elle décide de se faire appeler Barbara, en hommage à sa grand-mère Russe Varvara Brodsky.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Barbara est de retour sur Paris, elle s’accroche, fais la plonge pendant 1 an dans un cabaret, elle observe et apprend des autres artistes et poursuis les auditions. De rencontres en relations, elle parvient à se produire dans différents cabarets parisiens puis réussie l’audition de l’Ecluse, ce cabaret de la rive gauche lui permet de prendre place avec son piano en s’imposant chaque soir devant 70 personnes, la scène y est petite mais sa notoriété grandit avec un public de plus en plus fidèle à celle qui adopte à présent les cheveux courts et qu’on prénomme la chanteuse de minuit tant il se fait tard quand vient son tour de passer sur scène. Barbara y restera pendant 6 ans.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

De ce cabaret, Barbara dira ceci : « L’écluse est la première maison que j’ai trouvée, là il y avait vraiment un cœur qui battait. Une famille qui m’a accueillie. C’est là que j’ai commencé à respirer, que tout s’est déclenché ».

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Juillet 1956, Barbara fait sa première apparition tv dans l’émission « cabaret du soir », à cette époque elle commence à écrire ses propres textes de chansons, ses « petits zinzins » comme elle disait, et se fait engager par Pathé Marconi avec qui elle réalise ses premiers disques.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

En décembre 1959, Barbara apprend que son père alors âgé de 55 ans est mourant et qu’il la réclame, cela fait 10 ans qu’elle ne l’a pas vu, elle accoure pour se rendre auprès de lui sur Nantes mais quand elle arrive c’est déjà trop tard. Au lendemain de l’enterrement, les sentiments mêlés de haine et de désespoir, elle se met à écrire la chanson « Nantes » qu’elle terminera d’écrire 4 ans plus tard juste quelques heures avant de l’interpréter pour la première fois sur la scène du théâtre des Capucines en décembre 1963. Ce soir-là son nouveau répertoire comprenant 2 chansons inédites « Dis quand reviendras-tu ? » (sa première chanson d’amour suite à sa rupture avec le diplomate Hubert Ballay), et « Nantes » seront un vrai succès, lui permettant de quitter les cabarets, de changer de maison de disque et de recevoir l’invitation de Georges Brassens pour passer en première partie de son spectacle à Bobino.

Barbara. l'expo à la Philharmonie de Paris 2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Comme convenu Barbara s’est produite à Bobino, le public fut conquis et la presse unanime allant jusqu’à écrire qu’elle avait fait presque oublier Brassens ! à partir de là, celle qui jusqu’à présent était un peu maladroite et timide cesse d’interpréter les chansons des autres et se met à composer sans relâche, elle écrit des textes personnels en parvenant à sublimer les épisodes sordides de sa vie, enregistre beaucoup et travaille son piano et sa diction car on lui suggère de cesser de rouler les « r ». En mars 1965, son nouvel album signé chez Philips « Barbara chante Barbara » est un succès commercial, qui lui vaudra de remporter le grand prix du disque de l’Académie Charles Cros, lors de la cérémonie Barbara déchire son prix en quatre pour le distribuer aux techniciens et musiciens de son équipe, en témoignage de sa gratitude.

Barbara l'expo à la Philharmonie de Paris 2017

En septembre 1965, Barbara retourne en vedette principale à Bobino. Pour fêter cette occasion, le jour de la première la Radio France inter marque cette date en organisant sur leur onde une journée spécialement consacrée à Barbara. La chanteuse est si profondément marquée par cette première qu’elle l’immortalise peu après dans l’une de ses plus grandes chansons « Ma plus belle histoire d’amour ».

« Ce fut, un soir, en septembre/ Vous étiez venus m’attendre/ Ici même, vous en souvenez-vous ?… »

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Nous poursuivons le parcours et découvrons d’autres textes comme celui de la chanson « Je ne sais pas dire », écrite en 1964. À force de volonté, de travail et de talent, elle parvient à s’imposer comme l’une des premières femmes auteures-compositrices-interprètes à oser parler de sensualité, d’amour et des hommes de cette façon-là.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Ensuite, un mur est dédié à certaines coupures de presse. Barbara avait parfois du mal avec l’exercice de questions-réponses des journalistes, mais elle se liera d’amitié avec l’une d’entre d’elle, Denise Glaser, qui contribua à faire mieux connaître Barbara en l’invitant à 13 reprises. Sur un écran est projeté une interview, l’émission que présente Denise Glaser s’appelle « Discorama », plus qu’une animatrice elle sera celle qui pendant une dizaine d’années déniche les talents, les sors de l’ombre. Dans cette émission musicale diffusée le dimanche soir après la messe, elle les écoute et leur donne la parole comme personne ne l’avait encore jamais fait, les chanteurs ont enfin la parole, ils ne sont plus seulement des voix capables de chanter mais aussi des voix capables de parler, d’avoir un avis et d’exprimer des sentiments, Denise intimidait ses invités avec ses questions singulières et savait laisser place aussi pour la première fois à de vrais silences à la télévision. En juin 1983, Barbara et Catherine Lara seront les seuls artistes à se déplacer pour l’enterrement de celle qui malade, endettée et abandonnée par la profession partira à 62 ans sur la pointe des pieds, malgré plus de 350 heures d’enregistrements…

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Puis, nous découvrons les costumes de scène de Barbara, qui avant chaque représentation ne devaient jamais voir la lumière ni être touché par qui que ce soit. Une garde-robe composée de noir, puis de noir et encore du noir ! car comme elle le disait « le noir est une couleur de fête, de soir, de nuit, de flamboyance, de dignité, de danger, de séduction et de chagrin aussi ». Avec sa longue silhouette fine et élancée, ses cheveux courts et ses paupières surlignées au crayon noir, Barbara qui n’aimait pas son physique aura su inventer son propre style, qui sera sa signature pour toujours.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

À côté de là, c’est la chanson « Göttingen » qui est mise à l’honneur. L’histoire de ce titre nous ramène à l’été 1964 où Barbara se rend en Allemagne, peu enjoué à l’idée de se rendre dans ce pays qui comme elle le disait était une « griffe » pour elle, elle n’était néanmoins pas insensible à l’invitation d’un certain Gunther Klein qui venait sans cesse dès que possible l’applaudir à L’écluse. Gunther Klein avait un petit théâtre, le « Junges Theater » dont il était l’un des animateurs, armé de patience, il supplia Barbara de venir se produire chez lui à Göttingen. Barbara, pose alors une condition essentielle, qu’il y ait un piano à queue mais quand elle arrive dans la cité estudiantine située entre Bonn et Berlin, elle refuse de jouer avec le piano qui s’y trouve car c’est un vieux piano usé et droit qui l’empêche de voir le public. Pas de chance, à ce même moment c’est la grève des déménageurs de pianos…tandis qu’elle hésite à repartir c’est finalement quelques heures plus tard que les étudiants en trouvent un chez une vieille dame et se mobilisent pour le transporter tant bien que mal sur la scène. Barbara n’a pas eu le temps de répéter, le concert commence avec 1h30 de retard mais qu’importe à la fin le public est conquis et lui fait une ovation, un triomphe si grand que Barbara accepte de rester 1 semaine de plus. Dans la journée Barbara se balade et découvre la jolie ville qui fut épargnée des bombardements, elle visite le musée des frères Grimm, observe les enfants blonds…lors du dernier jour elle flâne dans un jardin, elle est si émue et surprise par l’accueil qui lui a été manifesté qu’elle entreprend en guise de remerciement l’écriture de « Göttingen », une première version qu’elle chantera le soir même en lisant le bout de papier avec les lunettes sur le nez. À peine deux ans après sa création, elle enregistrera « Göttingen » en allemand pour l’album « Barbara singt Barbara ». Depuis l’année 2002, cette chanson est inscrite au programme officiel des classes de primaires allemandes, certains y verront une chanson engagée, un hymne de réconciliation Franco-Allemand  mais c’était surtout sa réconciliation avec son passé et une chanson d’amour comme le disait Barbara.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Présenté au public dans son intégralité pour la première fois, on découvre le très joli carnet de bord « le voyage de Barbara », contenant tous les croquis fait par le peintre Luc Simon lors d’une tournée de concerts en 1969.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Olympia 1969, du 4 au 17 février Barbara se produit chaque soir pour 2h de spectacle sur la scène parisienne avec une trentaine de chansons. À l’issue de la dernière représentation, elle annonce à la surprise générale son intention d’arrêter la scène « cet Olympia était un pari, ce métier une aventure, pas du fonctionnariat. Je reprends la route car je ne veux pas revenir chaque fois comme une cousine de famille ». Tout comme Jacques Brel l’avait fait 3 ans plus tôt dans cette même salle, Barbara déclare vouloir arrêter pour fuir le radotage, néanmoins, juste après elle honorera les contrats signés avant cette décision, en effectuant une tournée au Canada, Pays-bas, URSS, Roumanie, Israël et le Japon.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

À cette époque-là, Barbara a d’autres ambitions et se lance alors dans une période d’aventures et d’expériences où elle s’essaie au théâtre et au cinéma. Début 1970 elle joue à Paris, au théâtre de la Renaissance « Madame » que Rémo Forlani a écrite spécialement pour elle. Parallèlement elle enregistre le disque des chansons de la pièce dont les musiques sont signées par elle mais les critiques égratignent la pièce et le public boude l’histoire de cette ex-tenancière de maison dans une Afrique imaginaire. Barbara aura participé à quelques films dont notamment en 1971 au côté de J. Brel dans le film « Franz », ainsi qu’en 1973 dans le film à sketchs » l’oiseau rare » de Jean-Claude Brialy, et dans un film réalisé en 1976 par Maurice Béjart pour la télévision « Je suis née à Venise ».

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Retour sur l’année 1971, c’est à ce moment que Barbara touche un nouveau public, avec la chanson « L’aigle noir » qui sera le plus grand succès populaire de sa carrière. En ce temps-là, les paroles de la chanson ont suscitées des discutions passionnées, certains y voyaient le message d’une crainte du retour du nazisme ou plus généralement le délirant récit d’un rêve érotique. Dans ces années 70, sous l’influence du LSD certaines chansons étaient souvent incompréhensibles…mais Barbara se dérobait toujours sur le sens réel des paroles en prétextant que cela ne concernait qu’elle. C’est en 1997, dans ses mémoires « il était un piano noir… » qui paraîtront 1 an après sa disparition qu’elle abordera pour la première fois son enfance dramatique auprès de ce père qui avait abusé d’elle durant des années, sans même que les gendarmes qu’elle était allée alerter prennent la jeune fille au sérieux, écrivait ceci « un soir, à Tarbes, mon univers bascule dans l’horreur. J’ai 10 ans et demi. Les enfants se taisent parce qu’on refuse de les croire. Parce qu’on les soupçonne d’affabuler. Parce qu’ils ont honte et qu’ils se sentent coupables. Parce qu’ils ont peur. Parce qu’ils croient qu’ils sont les seuls au monde avec leur terrible secret ».

L’évidente symbolique de l’inceste dans « L’Aigle noir » devient alors glaçante :

« De son bec, il a touché ma joue/Dans ma main, il a glissé son cou/C’est alors que je l’ai reconnu ». 

Jacques Serf hantera longtemps le répertoire de Barbara, cet aigle noir tournoyant autour de ses nuits à qui elle demandait de la ramener au pays de son enfance, elle l’évoquera dans plusieurs chansons, mais chaque fois dans un langage imagé et codé.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Les années passent, avec d’autres disques et de nombreux spectacles donnés en France et ailleurs (au Japon ou à New York par exemple), Barbara compose encore et écrit d’année en année des chansons qui trouveront un écho auprès d’un public toujours fidèle et privilégié, comme cet admirateur à qui Barbara confiât ses projets artistiques.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Nous sommes au début des années 80 et Barbara décide de se lancer le défi d’aller chanter hors des salles de théâtre habituelles. Son choix se fait alors sur le chapiteau d’un cirque situé sur un terrain vague de la porte de Pantin (à l’emplacement même où se dresse désormais la Philharmonie de Paris) où elle rassemblera 60 000 spectateurs durant 25 représentations.  À 51 ans, Barbara ne se ménage pas et donne tout à son public toujours nombreux mais aussi de plus en plus jeune, la plupart des spectateurs ont entre 16 et 25 ans. Pour la première fois de sa carrière elle accepte que son spectacle soit filmé mais à condition que les caméras soient cachées sous des draps noirs. Durant 3 jours Barbara est filmée par Guy Job, il accumulera au final 290 heures de vidéo, 8 cameraman et 6 mois de montage où Barbara y participera sans relâche.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Le 29 octobre 1982, Barbara est l’invitée du Journal de 20h de TF1 pour promouvoir la diffusion de son spectacle qui sera diffusé sur la même chaîne quelques jours plus tard, elle parle avec passion de son pantin, « sa chair ». De ce triomphal concert, vu comme un véritable show à l’américaine, le soir de la dernière représentation, pour remercier le public d’être venu aussi nombreux, elle composa une chanson spéciale « Pantin » : ♪♪♫ « Pantin espoir, Pantin bonheur, Oh, qu’est-ce que vous m’avez fait là ? Pantin qui rit, Pantin j’en pleure, Pantin, on recommencera… » ♪♪.

Si Barbara a toujours su tisser un lien particulier avec son public, c’est bien à Pantin que son tour de chant prend des allures de messe et de communion totale.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Les années qui suivront Pantin seront marquées par des problèmes à ses cordes vocales, sa voix donne des signes de faiblesse, Barbara consulte alors un phoniatre et suivra pendant 3 ans une rééducation vocale qui aboutira à une récupération quasi complète de sa voix.

Nous sommes en 1986, à deux pas de Pantin, une nouvelle salle vient d’être construite « Le Zénith », c’est là qu’elle se produit aux côtés de son ami Gérard Depardieu pour donner vie à « Lily Passion ». Ce conte musical pensé écrit et conçu par Barbara est très largement autobiographique (l’histoire d’amour d’une chanteuse qui perd sa voix et d’un assassin), et représente pour elle plus de 6 ans d’écriture dont 42 versions différentes ! de ce long processus de maturation seules 12 chansons furent utilisées sur 22 initialement. Lors de l’exposition, dans la salle consacrée à cette tragédie musicale on y découvre les manuscrits originaux, ainsi que des chansons coupées etc…

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Barbara et Depardieu

Les années passent, avec d’autres disques et de nombreux spectacles. Barbara chantera même à New York, et débute en septembre 1987 une série de concerts au théâtre du Châtelet à Paris. C’est à ce même moment qu’elle crée la chanson « Sid’amour à mort » dont elle offrit les droits d’auteur à l’association Sol en si. Très impliquée dans la collecte de fonds pour la recherche d’un traitement contre le VIH, Barbara fut l’une des premières personnalités à mettre son nom et son talent au service de la lutte contre le sida, d’une grande sincérité elle ne se sera jamais rétractée, comme d’autres, par la suite.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

À cet endroit de l’exposition, on découvre les nombreux engagements de Barbara. En 1989, tout au long de l’année, loin des projecteurs et en toute discrétion elle donne son soutien au combat d’Act Up et se rend dans les hôpitaux visiter des malades, bénévolement elle ira chanter et parler du sida dans les prisons (à la Maison d’arrêt d’Amiens, au centre pénitentiaire de Marseille, chez les femmes à Fresnes…) amenant avec elle un médecin de l’Institut Pasteur. Chez elle, Barbara fera même installer une ligne téléphonique pour parler et répondre directement avec les malades, les prisonniers. Lors de tous ses concerts suivants des corbeilles remplies de préservatifs seront mis gratuitement à disposition pour le public. Elle s’engagera également auprès des jeunes autistes, des sans-papiers, des sans-abris, et militera contre la peine de mort. À propos de sa bataille contre le sida : « un abruti m’a dit un jour que je menais cette action parce que j’étais morbide. Mais moi, je hais la mort ! Justement, c’est pour ça ! C’est le goût de la vie qui me fait agir», « Je n’ai pas d’enfant. J’ai des centaines d’enfants à qui je dis maintenant : au nom de l’amour que je vous porte, enfants qui auriez pu être les miens, ces préservatifs, mettez-les».

Ci-dessous on peut y lire un courrier de Barbara adressé à Line Renaud.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris. 12/2017

Je continue de déambuler ici et là, entre les portraits accrochés et les petits rassemblements. Barbara est partout, à tel point que j’en viens à l’imaginer devant moi, par l’effet de la troublante ressemblance entre une visiteuse et Barbara…

Barbara se serait-elle jointe à nous ?

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

C’est en tout cas bien le sentiment que nous avons en arrivant dans la dernière salle. Dans un coin de campagne recomposé, à travers les feuilles, Barbara nous observe de la fenêtre de sa chère maison du 2 rue de Verdun. Depuis la fin de l’année 72, Barbara vivait à 37 km à l’est de Paris, dans son havre de paix, son calme refuge de Précy sur Marne. Dans cette ancienne ferme, entourée de ses chats et ses chiens, elle découvre les plaisirs du jardinage et du tricot, elle y installera pour toujours son piano et son rocking-chair. Précy sera son espace de liberté et de création, un réduit est transformé en petit théâtre qu’elle appelle « la grange aux loups », elle y met deux pianos et un clavier électrique, une sono, des micros, c’est entre les murs de ce bâtiment couvert de glycines qu’elle imagine ses futurs spectacles, et compose ses chansons jusqu’à la fin de sa vie.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris. 12/2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Suivront en 1990 une nouvelle série de concerts Parisiens à Mogador, puis une tournée au Japon, en 1993 elle retrouve encore le théâtre du Châtelet mais elle se voit contrainte d’annuler 6 représentations pour cause de pneumonie.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

À la fin du mois de janvier 1994, en dépit de l’avis des médecins, Barbara repart en tournée, malgré la fatigue elle se donne encore toute entière à son public, elle ne se contente plus d’interpréter ses chansons, elle les joue, les met en scène. Elle devient prêtresse, chamane, déesse, jusqu’à l’épuisement, et accorde encore après cela des séances de dédicaces interminables à son public qui l’aime avec constance, ferveur et gratitude comme peu d’artistes peuvent prétendre avoir été aimés. À Tours, elle descend pour la première fois de scène pour se rapprocher au plus près d’eux, les toucher, les saluer … ce 26 mars 94 sera son dernier concert.

Barbara dernier concert à Tours

Les médecins et les assurances lui interdisent de se produire sur scène mais pas de chanter, alors un an et demi après son dernier concert, Barbara décide d’enregistrer son 16 ème et ultime disque composé de 12 titres. Le 10 février 1997, les victoires de la musique décernait à Barbara la victoire de la meilleure interprète féminine de l’année, à cette occasion elle intervenait en direct par téléphone en déclarant « Oh c’est gentil, c’est vraiment gentil mais je ne sais pas qui remercier. Je voudrais aussi m’adresser à Zazie et Ophélie Winter, leur dire bon c’est pas que je sois la meilleure, c’est que je suis la plus vieille et que le plus beau de la route est devant elles et que voilà je ne suis pas la meilleure interprète. Voilà c’est comme ça ! je vous aime et tout va bien ».

Barbara, alors en pleine écriture de ses mémoires, vient de faire sans le savoir, sa toute dernière intervention publique.

Ci-dessous, quelques lignes écrites et souvent raturées par Barbara en vue de l’élaboration du livre de ses mémoires.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris.12/2017

Neuf mois plus tard, terrassée par la maladie, le 24 novembre 1997 à l’âge de 67 ans, Barbara s’éteint …mais pas complètement car 20 ans plus tard, à la philharmonie c’est bien de la lumière et du plaisir que Barbara nous procure en apparaissant sur le grand écran.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Moment suspendu et bouleversant quand soudain nous entendons Barbara chanter, avec son phrasé unique mêlé de force et de fragilité, toujours à la limite de la rupture, à fleur de souffle. Elle semble tellement être là, près de son piano et son fauteuil à bascule, il y a même les lampions colorés presque identiques à ceux des concerts de Pantin. Des frissons dans tout le corps s’emparent de moi, l’émotion est à son comble et l’illusion parfaite. Tout le monde écoute alors religieusement celle dont la vie toute entière fut guidée par l’obsession de chanter.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Exigeante aux moindres détails (température des coulisses, couleur des éclairages, hauteur millimétrée de son tabouret) rien n’était laissé au hasard et la moindre négligence pouvait provoquer de grande colère pour celle qui nous laisse en héritage des concerts devenus mythiques. À la question d’un journaliste qui lui demandait « à quel moment de la journée investirez-vous votre loge du Châtelet? » elle répondait : «  j’y serai dès le matin et j’attendrai le lever du rideau. Le soir, j’entendrai les spectateurs arriver comme s’ils descendaient des collines, je capterai leurs discussions, leurs chuchotements, leurs éclats de rire. J’avancerai alors vers la scène avec ma peur. Le théâtre protège de tout. Entre ses murs, on a l’impression d’être à l’abri, d’être dans un monde où ne pénètrent ni violence ni guerre. »

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

L’exposition est terminée, nous sommes resté plus longtemps que je l’aurais imaginé. Du reste, quand on évoque Barbara l’imaginaire collectif ne la cantonnerait t’elle pas généralement et uniquement qu’à un personnage sombre et mystérieux en costume de corbeaux ? chantant des textes tristes et noirs comme ses grands yeux ? et bien justement, c’est là toute la réussite de cette exposition qui nous a permis d’y découvrir une Barbara attachante, généreuse, sensible et surtout si drôle !! une femme fascinante, devenue depuis un patrimoine de la chanson Française et dont les textes, aussi personnels qu’ils le furent, touchent encore et pour longtemps à l’intime de chacun d’entre nous.

Barbara aimait dire « l’absence a ceci de magnifique qu’elle permet le retour »

Alors, MERCI à la Philharmonie de Paris d’avoir rendu cela possible, qu’entre le 13 octobre et 27 janvier dernier nous l’ayons retrouvée; bien qu’il semblerait que 20 ans après sa disparition, elle ne se soit jamais tout à fait absentée de nos cœurs ni des ritournelles qui me viennent en tête quand j’actionne mon appareil en fredonnant ♪♫♫ « Si la photo est bonne… » ♪♫

Je m’éclipse pour lui laisser la place, regardez sans faute la toute jeune et débutante Barbara, tellement malicieuse! puis laissez vous séduire sur les notes de sa déclaration d’amour et enfin écoutez là chanter le mal et la joie de vivre car qu’on se le dise Barbara c’était aussi beaucoup de joie.

À la fois prochaine !

Barbara

© crédits photos Barbara Eichert

Expo : Medusa -bijoux et tabous-

Bonjour

Un peu plus d’un mois s’est écoulé depuis mon dernier blabla en images, dont je tiens à souligner l’originalité du dernier commentaire de laissé par ma lectrice bien-Aimée Mme Pictavia que je remercie chaleureusement une nouvelle fois et qui me fais souvenir combien le jeu de l’oie occupait une place importante à mes journées de petite fille, associé à celui de me déguiser « en grande » en allant piquer de temps à autre dans les affaires de ma maman, un bustier rouge bien trop large pour moi, un rouge à lèvres YSL et la touche finale ô combien importante LA paire de boucles d’oreilles à clip la plus énorme et brillante possible qu’il soit pour ressembler à une starlette ! et voilà que ma transition est d’elle-même toute trouvée car ce nouvel article m’amène à vous parler non pas de choux, hiboux, cailloux, genoux mais vous l’aurez surement compris de bijoux.

Ou plus exactement de revenir sur l’exposition ‘Médusa, bijoux et tabous’ qui depuis s’est clôturée mais qui ne m’empêche en rien de vous en faire encore un peu profiter.

Exposition Médusa Paris 11.2017

C’est sous un ciel nuageux d’automne (bah oui Santorin c’est bel et bien fini!) que je vous emmène au Musée de l’Art moderne de la ville de Paris situé dans le XVIarrondissement où s’est déroulée cette expo autour du bijou qui fut traitée d’une manière plus subversive que d’habitude. En effet le bijou est a priori raisonnable, rassurant et beau, or là c’était sa face cachée avec ses aspects plus sulfureux qui furent exposés sur le devant de la scène.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017 Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017

Et la lumière fut ! Comme toujours, pour commencer suivons mon fils, ici accompagné de celle à qui j’aimais tant par le passé pouvoir fouiner dans ses nombreux colliers …

Exposition Médusa Paris 11.2017

Nous sommes accueillis par la création ‘The birth of sal’ de Jean-Marie Appriou, ces grands yeux en verre soufflés dont une mouche s’y abreuve des larmes qui s’en échappent fait écho à la question du regard, de celui que le bijou suscite et enfin celui pétrifiant de la Méduse. Dans la mythologie grecque Méduse (ou Médusa) est un monstre, mais au départ il s’agissait d’une belle femme dont les cheveux abondants rendirent Athéna jalouse, qui alors les transforma en serpents et donna aux yeux de Medusa la faculté de changer en pierres celui qui la regarde, mais la malheureuse n’avait plus rien pour attirer le regard, et rappelons que le regard est lié au désir.

Exposition Médusa Paris 11.2017 Expo Médusa Paris 11.2017/Jean-Marie Appriou, The birth of salt

Depuis la nuit des temps, le bijou est présent dans toutes les cultures, tantôt parure, tantôt récompense ou manifestation politique, ses formes et ses usages varient selon l’époque ou le lieu de sa création. Connu comme étant l’un des premiers arts, cet objet au statut particulier fascine par la multiplicité de ses expressions, on l’utilise pour se sublimer ou encore comme symbole lié à l’amour, l’érotisme, l’amitié, le deuil.. Cette grande exposition lui rend hommage ou pas moins de 400 œuvres sont présentées tout au long d’un parcours thématisé.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Avant de s’engager en direction des bijoux, nous découvrons la robe en velours dévoré d’or ‘la dame du char’ de la maison Schiaparelli Haute Couture, ainsi que la ‘robe courte’ de Paco Rabanne (collection automne/hiver de 1968-1969) portée par Brigitte Bardot dans un Paris Match de 1968.

Exposition Médusa Paris 11.2017 Brigitte Bardot 1968-1969/ robe Pacco Rabanne

Suivie par la chaîne de corps sado-chic de Betony Vernon réalisée directement à partir du moulage du corps de Dita Von Teese, puis de la réédition du sautoir en perles de Gabrielle Chanel et enfin la tenue de la Garde républicaine portée au Palais de Luxembourg en l’honneur du président du Sénat.

Exposition Médusa Paris 11.2017 Expo Médusa Paris 11.2017-Sado-chic body chain, Betony Vernon

Exposition Médusa Paris 11.2017 Exposition Médusa Paris 11.2017

L’exposition Médusa propose une présentation destinée autant aux amateurs de bijoux qu’aux amateurs d’art ou simplement pour tout curieux ! ici il s’agit de ‘Spider Woman’ une création de Liz Craft.

Expo Médusa Paris 11.2017-Liz Craft / Spider Woman, 2015 Expo Médusa Paris 11.2017-Liz Craft / Spider Woman, 2015

L’ exposition fait cohabiter ensemble le fait main, le fait industriellement, les bijoux d’artistes et de designers, les bijoutiers contemporains, les maisons de joaillerie et des pièces anonymes. Il y a absolument tous les  types de bijoux : les précieux et les fantaisies, les primitifs et les modernes, les antiques et les renaissances, à ceux plus récents de mouvements comme le punk ou le rap. Ces objets connus ou méconnus attisent la curiosité autour de leur utilité ou de leurs usages, ça commence par le bracelet de naissance au collier de nouilles, en passant aussi par le bijou fétiche avec ses pouvoirs contre le mauvais œil  tels que les amulettes, talismans, porte-bonheurs, croix, rosaires, grigris. L’exposition montre que le bijou peut être aussi un messager avec par exemple le ruban rouge de la lutte anti-sida, ou le badge en forme de main avec le slogan ‘Touche pas à mon pote’ de l’association SOS Racisme.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Débute ici ma sélection, à gauche la broche ‘Blackbil’ d’Hanna Hedman et le surprenant ‘Superbitch Bag’ de Ted Noten, suivi par ‘Optic Topic Mask’ de Man Ray.

Expo Médusa Paris 11.2017-Ted Noten, Superbitch Bag, 2000

Expo Médusa Paris 11.2017-Man Ray, Optic Topic Mask, 1974-1978.

Ci-dessous le ‘Collier Serpent’ de Cartier, une commande de 1968 en platine, or blanc et or jaune puis dans un tout autre genre le bracelet en cuir créé par Vivienne Westwood, des bagues en argent de bikers et un collier de chien en cuir patiné et maillechort datant de la seconde moitié du XIXe siècle.

Exposition Médusa Paris 11.2017 Expo Médusa. bracelet en cuir Vivienne Westwood(2015-2016)

Exposition Médusa Paris 11.2017 Expo Médusa Paris 11.2017-Collier de chien en cuir patiné et maillechort - Seconde moitié du XIXe siècle

Ici la broche ‘Miss Octopus’ (1966) de Dorothea Tenning, suivi par le portrait de la chanteuse Rihanna en couverture de W Magazine de septembre 2016 où elle porte le collier de chien en diamants créé en 1906 par Cartier.

Expo Médusa Paris 11.2017-Broche "Miss Octopus" (1966) - Dorothea Tenning Expo Médusa Paris 11.2017/ Rihanna 08.2016

On reste dans le showbiz, avec un gant pailleté reconnaissable à la minute ! celui porté en 1983 par l’inoubliable Michael Jackson lors de sa tournée Victory Tour, une création du costumier des stars Bill Whitten, il a travaillé au cours de sa carrière avec des noms comme Elton John, Neil Diamond, Lionel Richie ou les magiciens Siegfried and Roy.

Expo Médusa Paris 2017/ Bill Whitten-Michael Jackson Victory Tour Crystal Glove, 1983 Michael Jackson Victory Tour, 1983

Autre époque, avec le bracelet porté par Joséphine Baker dans le film ‘Zouzou’ de Marc Allégret en 1934.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017 Exposition Médusa Paris 11.2017

Plus loin, le public encore bien nombreux en ce dernier jour d’ouverture, se fraye une petite place pour découvrir les vitrines remplies de trésors.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017 Exposition Médusa Paris 11.2017

Expo Médusa Paris 11.2017-GianCarlo Montebello, Collier Superleggeri Spirale, 2006 Expo Médusa Paris 11.2017-Maison Cartier. Collier Draperie, commande de 1947

Expo Médusa Paris 11.2017-Suzanne Syz. Bracelet "Dogs Love", 2011. Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017

L’exposition dédie une place particulière aux artistes d’avant-garde et aux créateurs contemporains qui bouleversent les conventions du bijou comme le montre ci-dessus le necklace CNN de Thomas Hirschhorn un collier format géant en carton, papier plastique, papier d’emballage doré qui pèse 10 kilogrammes.

Expo Médusa Paris-necklace CNN de Thomas Hirschhorn 2002

Exposition Medusa 11.2017 Expo Médusa Paris 11.2017-Marie Angeletti "Providence" 2016. Ornement de Noël, 193 x 96,5 cm

Euuuh que dire de cette extension de bec de pigeon crée en 2007 par  Benjamin Lignel ? curieux …

Expo Médusa Paris 11.2017- Benjamin Lignel, 2007 Extension du Bec de Pigeon

Autre originalité avec ce câble électrique gainé de bracelets multicolores, avec bloc multiprise/ballon de football 4 prises.

Expo Médusa Paris 11.2017-Bless. Multicoloured Bangles, 2005

Le bijou se manifeste comme un signe d’appartenance communautaire, des dandys aux rappeurs en passant par les hippies et les bobos, de croyance au sens large du terme, de valeurs culturelles ou rituelles, sacrées ou profanes, et même sexuelles avec le bijou érotique. Justement, c’est à l’abri des regards et derrière un rideau noir qu’on découvre dans une petite pièce obscure l’intrigant coffret d’accessoires érotiques ‘back-room’ de Betony Vernon.

Expo Médusa Paris 11.2017/ "The Boudoir Box" de Betony Vernon Exposition Médusa Paris 11.2017- David Douard

Changement de genre, avec ce collier dont les couleurs et l’originalité permet d’identifier facilement qu’il provient tout droit de l’imaginaire de la regrettée Niki de Saint Phalle.

Expo Médusa Paris 11.2017/ assemblage Necklace de Niki de St Phalle Niki de Saint Phalle

Exposition Médusa Paris 11.2017 Exposition Médusa Paris 11.2017/ Alina Szapocznikow - Bracelet-bouche

Du bracelet-bouche d’Alina Szapocznikow on passe à la couronne faite à partir de plastique et de métal blanc et doré, de velours et de faux cristaux provenant du défilé automne hiver 2000-2001 de Vivienne Westwood.

Expos Médusa Paris 11.2017-Vivienne Westwood Crown Exposition Médusa Paris 11.2017

Expo Médusa Paris 11.2017-Haegue Yang. Sonicwear-Poncho #1, 2013.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Avant de quitter l’exposition, rapprochons nous de cet attirant tableau situé tout au fond …

Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats

Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats

Il s’agit de ‘Memory ware flat # 17′ , une oeuvre réalisée en 2001 par Mike Kelley. C’est sur un panneau de bois de 215,9 x 317,5 x 15,2 cm de grandeur, que nos yeux se baladent sans fin dans ce labyrinthe composé d’une profusion de petits objets de notre société tels que des pendentifs, des clés, des badges et des pins et beaucoup de colliers, tous ici collés pour former cette immense mosaïque certes un peu kitsch mais qui restera mon vrai coup de cœur de l’expo, surement en raison de mon goût prononcé à faire des collages dont le rendu s’apparente assez au même aspect, ou bien est-ce par l’impression que toutes ces bricoles ont une seconde chance, une seconde vie en étant là plutôt qu’au fond d’une caisse, une manière de faire ressusciter la petite fille, le scout, le militant enfin bref tous ceux qui les ont portés.

Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats

Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats

Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats

Hors de l’expo Médusa, nous allons observer de plus près les merveilleuses couleurs de ‘La fée électricité’, cette décoration monumentale de 10×60 mètres réalisée par de nombreux artistes dont notamment Fernand Leger, Robert Delaunay, et Raoul Dufy était à l’origine pour l’exposition internationale de 1937 pour raconter l’histoire de l’électricité, s’y trouve les portraits de 110 savants et inventeurs ayant contribué au développement de l’électricité ainsi que des personnages de la mythologie Grecque.

2017 Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris/La Fée Electricité de Raoul Dufy 1937

2017 Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris/La Fée Electricité de Raoul Dufy 1937  2017 Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris/La Fée Electricité de Raoul Dufy 1937

Nous sortons du Musée, sous la grisaille le spectacle continu encore avec sa belle architecture, ses hommes et femmes attablés se réchauffant autour d’une tasse de thé ou de café, sans oublier la dame de fer que nous ne pouvons pas rater.

Musée de l'art moderne 11.2017

Paris/Musée des arts moderne 2017

Avant de s’engouffrer dans le métro parisien, nous l’avons regardé au loin même si nous la connaissons bien, comme une sorte de rituel obligatoire; D’autres à nos côtés venaient de loin pour la rencontrer, s’en était presque touchant de les voir en famille avec dans leurs yeux cette flamme qui brille et qui n’appartient qu’à tous ceux qui ne sont pas encore blasés par elle et de sa silhouette reconnaissable même au cœur de la nuit.

Paris / nov 2017

Mais la flamme s’avère avoir plusieurs facettes, et l’emplacement où nous sommes vole brièvement la vedette à la tour Eiffel en raison de sa tragique signification dont nul n’en ignore la raison. C’est alors, qu’un timide rayon de soleil vient se poser là, donnant presque vie à ce feu dont les gens se tiennent silencieusement autour. On peut y voir au mur le mot LOVE et aussi une petite peluche sous les traits d’un cochon rose, un petit porc délicatement posé au sol, suivi juste après par la coïncidence d’en voir un autre placardé sur les murs et balancés aux yeux de tous dont les témoignages accablants à son égard non rien d’une histoire à l’eau de rose…

Paris, nov 2017 Mur de Paris avec Harvey Weinstein 11.2017

« Never ever » / « Plus jamais », si c’était aussi simple qu’en le lisant… toujours est-il qu’ Harvey Weinstein (pour ceux qui ne l’auraient pas identifié) ne restera jamais autant dans les mémoires collectives, en tout cas pas pour les mêmes raisons que pour la princesse des cœurs Lady Diana qu’en ce lieu de pèlerinage, à proximité de ce fatal tunnel du pont de l’Alma, on y voit encore 20 ans après des témoignages émouvants au sol et des roses qui s’y posent.

Lady Diana/ Paris 11.2017

Comme je n’ai pas l’intention de terminer mon article sur une note aussi dramatique et qu’ initialement j’étais venu pour vous parler de bijoux, à l’approche imminente du 24 décembre je vous partage un souvenir de mon Noël 1990, ou du haut de mes 13 ans c’était le bonheur absolu de recevoir en cadeau un recueil de photos de cette Norma jean alias Marylin que je trouvais si fascinante et qui me disait en chanson « Diamonds are a girls best friend », je ne sais si réellement les diamants sont les meilleurs amis des femmes, d’ailleurs 27 ans plus tard je n’en ai pas un seul, qu’importe j’ai toujours cette perle rare et précieuse ici à droite, et quand je vous disais plus haut que je lui chipais ses grosses breloques il n’y a qu’à bien l’observer pour comprendre que ce que j’vous dis n’est pas du toc !! Voilà ainsi la boucle est bouclée, comme toujours je ne pouvais pas me contenter d’écrire que sur un Musée…

Bonnes fêtes à toutes et à tous et haut les cœurs ! ❤

Barbara

Noel 1990

©crédit photos Barbara Eichert

D’une île à une autre

Bonjour

Attention, soyez bien en forme pour ce nouveau rendez-vous car je vous le dis tout de suite le programme est très chargé, pourquoi ça? parce que c’est ma dernière journée sur l’île de Santorin et qu’il n’y a pas de temps à perdre alors hop! hop! hop! on y va, go! go! go! on y croit. Top départ, il est pile midi et la journée est loin d’être finie.

Grèce/ Santorin 2017

Souvenez-vous des 3 précédents chapitres, nous y avons vu du bleu en voici en voilà un peu partout puis une plage de sable noir et une autre rouge, un phare isolé, un volcan silencieux, des ânes malheureux, une sorcière imaginaire (si si avec moi c’est possible!) mais au-delà de ça, il y a eu l’éclat de cette destination magique, tellement lumineuse et ensorceleuse. Découvrir Santorin m’aura valu pas mal de marches à dévaler, de ruelles à fouler, entrecoupée d’une seule après-midi à reposer mes guibolles bien calées en bagnole. J’ai regardé par la vitre baissée la beauté des alentours, assise auprès du meilleur des conducteurs, celui qui d’année en année sait maintenir soudé les fils conducteurs de notre amour.

Grèce/ Santorin 2017 Grèce / Santorin 2017

Mais revenons à nos 12 coups de midi, il n’y a pas de voiture pour aujourd’hui et pas question de rester enfermé avec les bras croisés pour cette dernière après-midi.

Grèce-Santorin 2017 Grèce/ Santorin 2017

Grèce/ Santorin 2017

Allez ! c’est tout bon pour nous trois, on a le ventre plein, les lunettes de soleil, la crème indice 50 et les sacs à dos remplis de bouteilles d’eau, j’ai mon appareil photo, mon mari a sa super gopro et mon fils a mis son chapeau alors let’s go !

Grèce/ Santorin 2017

Grèce/ Santorin 2017

Nous quittons les sentiers devenus familiers de Firostefani, jolie ville où Elias nous avait si chaleureusement accueillis au sein de l’Ersi Villas. Éloignés à présent de nos repaires, nous nous lançons à la conquête d’Oia.

Grèce/ Santorin 2017

Aaaaah Oia, la belle Oia, si souvent évoquée comme LA destination, LA révélation, incontournable et notamment pour ses couchers de soleil, bref on s’en voudrait de l’avoir manquée, alors forcément vu comme ça sur le papier ça ne pouvait que nous faire fantasmer ! Faut savoir que Santorin est en forme de croissant et qu’Oia est à sa pointe soit à 10 km de notre point de départ, bien évidemment un bus permet de s’y rendre mais nous n’avons pas pris 3 litres d’eau sur le dos pour rien, touristes d’accord mais pas fainéant devant un peu d’effort !

Voilà de quoi mieux se représenter la distance qui nous attend, on nous a dit qu’il fallait compter entre 2h30/3h, mais il en faudrait plus pour nous décourager et puis le soleil est encore bien loin de se coucher alors il n’y a pas de quoi se chronométrer.

carte de Santorin

Grèce/ Santorin 2017

Comme le petit Poucet suivant les petits cailloux au sol, nous avons pisté assidûment le marquage fait à la craie et les nombreuses flèches nous venant en aide afin de ne pas perdre trop vite la boussole.

Grèce/ Santorin 2017 Grèce/ Santorin 2017

Sur 10 km, je vous laisse imaginer que nous avons beaucoup crapahuté, impossible ici pour moi de tout vous montrer de ce paysage qui ne cessait de changer à mesure qu’on avançait.

Grèce / Santorin 2017

Grèce / Santorin 2017

Grèce / Santorin 2017

Grèce / Santorin 2017

Nous avons pris le temps de flâner et de nous poser pour admirer, puis j’ai dû changer de soulier car je n’avais pas franchement les plus adaptés à ce genre de randonnée …

Grèce-Santorin 2017

Grèce-Santorin 2017

Grèce / Santorin 2017

Jusque-là, seule la nature nous accompagnait et ensuite peu à peu nous avons repris le contact avec la civilisation et ses habitations.

Grèce/ Santorin 2017

Grèce/ Santorin 2017

En tout et pour tout, lors de notre parcours nous aurons croisé très peu de monde, si bien qu’à chaque apparition humaine un salut spontané intervenait, un peu comme une façon détournée de mieux s’encourager… il y eut un groupe de sexagénaire à la démarche bien volontaire, une jeune femme solitaire et ce joggeur si concentré qu’il nous aura autant ignoré que devancer !

Grèce/Santorin 2017

Sans oublier l’infiniment petit, le minuscule. Enfin pas si mini que ça d’ailleurs ! à en voir la libellule que j’ai repérée en moins d’une seconde rien qu’au bruit tapageur de ses ailes retentissant dans le ciel, fonçant droit devant elle à la manière de ces avions causant l’inoubliable horreur des twin towers. Regardez bien, elle est facile à trouver !

Grèce-Santorin 2017

Le chemin se poursuit…

Grèce-Santorin 2017

Grèce/ Santorin 2017

Grèce/ Santorin 2017

Grèce / Santorin 2017

Voilà 4h qui viennent de s’écouler, 4h que nous marchons à petite vitesse sans tension ni stress, atteignant tranquillement le point final de notre destination. Franchissant l’ultime étape nous permettant encore d’être en hauteur, là où d’autre ont tenu à cadenasser leurs rêves et vœux de bonheur moi je revêts avec amusement l’écharpe reçue en cadeau quelques jours plus tôt célébrant les 40 années écoulées de mon compteur, 40 années passées à grande vitesse !

Grèce/ Santorin 2017

Nous laissons la nature derrière nous, fin prêt à découvrir Oia, la fameuse Oia, qui nous tarde de découvrir de très près.

Grèce/ Santorin 2017

Grèce/ Santorin 2017

Mes ballerines usées et poussiéreuses pour preuve du chemin parcouru pour en arriver là auraient tout donné pour passer sous l’eau, ce qui rapidement fut presque envisageable avec la grosse douche froide qui nous attendaient …

Rencontrer Oia ne fut pas de tout repos, elle n’était pas facile à aborder, elle ne s’est pas donnée à nous aussi facilement qu’on l’avait envisagé et désiré, la tentative d’approche fut laborieuse et nous aura donné du grain à moudre.

Grèce/ Santorin 2017

Grèce/ Santorin 2017

Impossible et épuisant pour nous d’ y trouver notre place au cœur de ce grand coudes à coudes permanent, subi par les uns et les autres curieux venus pourtant tout comme nous en ami, désireux de gentiment la saluer.

Mais nous étions arrivés tous à la même heure et les mains vides, juste avide de l’observer sous toutes ses coutures, sous la lumière des flashs de ses rayons de soleil. Victime de son succès, elle n’était hélas plus naturelle, elle en devenait superficielle et capricieuse, elle n’ était plus accessible sauf alors pour quelques VIP déjà aguerris et préalablement invités par elle.

Grèce/ Santorin 2017

Grèce/ Santorin 2017

Marcher à travers Oia nous aura de suite plus épuisés que les 4 heures qui venaient de précéder. Surement agacée par la répétition de ce sempiternel rituel, fatiguée de tout ce bruit, de tous ces selfies bouchant le passage à autrui, Oia semblait jouer la doublure des couloirs en grève et en colère du métro parisien. Alors, nous l’avons immédiatement laissé tranquille, on s’est fait tout petit et sage en restant à observer l’arrivée de la nuit. Ce ne fut donc pas le bon jour ou le bon moment, même son coucher de soleil fut timide et décevant…

Grèce/ Santorin 2017

Mais nous ne ressentions aucune frustration, nous étions déjà si chanceux et bienheureux par toutes les somptuosités que nous avions vu défiler tout au long de notre journée. « l’important ce n’est pas la destination, c’est le voyage en lui-même » Robert Louis Stevenson

Grèce / Santorin 2017

Puis il a fallu rentrer par le bus bondé que nous avions bien fait d’éviter à aller.

Le lendemain matin, nous quittions définitivement l’île de Santorin, emportant avec nous tous nos meilleurs souvenirs et nos billets de ferry à composter par les membres d’équipage, pour la suite de notre voyage…

Crète 2017

À présent, pour conclure cette aventure, c’est en Crète que nous posons nos affaires ainsi que les bougies sur mon gâteau, quoi de mieux qu’une vue sur la mer en guise de cadeau d’anniversaire ?

Crète/ 2017

Privilégiée pendant 7 jours d’assister au lever du jour, qui n’est chaque fois ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre…

Crète 2017

Crète/ 2017

Crète/ 2017

Crète/ 2017

Crète 2017

7 jours à glandouiller, en ne faisant rien d’autre que de s’allonger et aller se baigner 3 minutes plus bas à l’accès direct qui nous est réservé.

Crète/ 2017 Crète/ 2017

L’opération « dégoter une super location » est réussie ! mon fils est plus que ravi et savoure, quant à moi pour le glamour faut que je revienne un autre jour …

Crète/ 2017

Crète/ 2017

Après Santorin, notre programme est volontairement sage et allégé, appréciant le plaisir de la nage et de jouer à « tu vois quoi toi dans ce nuage? »

Crète 2017

Crète 2017

La semaine est ainsi passée, tranquille sur notre ponton si souvent calme et ensoleillé. Nous n’avions aucune intention d’aller explorer les parages, mais au dernier jour de notre séjour, on s’est motivé à rejoindre la plage. La station balnéaire n’avait rien pour nous plaire ni nous séduire, vu la quantité de parasols dressés qui nous faisaient déjà fuir en les devinant depuis notre terrasse, présageant a fortiori un manque évident de place pour s’y alanguir.

Crète/ 2017

Crète/ 2017

Crète/ 2017

Crète/ 2017

Peu exalté par tant de promiscuité et ne trouvant pas dans l’immédiat notre point de chute, mes 2 téméraires décidèrent d’enfiler un parachute ! de cette ascension dans les airs, les projetant si haut en moins d’une minute, je ne doute pas que cela restera comme l’un des moments forts de mon fils avec son père.

Crète/ 2017

Crète/ 2017

Des moments comme celui-ci et d’autres qui viennent à se retrouver ici partagés sans langue de bois, ou j’y dévoile par mon regard obscur ou lumineux le reflet de mon humeur et de mes instants de grandes et de petites joies. Des propositions d’évasion, vu sous un angle bien personnel avec lequel je m’amuse à faire sautiller des mots sur mes photos.

Barbara-Crète/ 2017

« Quand vient la fin de l’été sur la plage, il faut alors se quitter…♫♪♫ ».

barbaraeichert.com

Aurevoir Santorin, avec toi j’ai tourné la page de la trentaine, suivront d’autres nouveaux chapitres, d’autres chemin inexplorés…

Elliot dans l'avion.2017

Depuis, l’automne s’est installé et c’est avec impatience que j’espère déjà vous retrouver je ne sais où, je ne sais quand…mais avant d’en arriver là, je remercie fort tous ceux qui depuis fin septembre auront suivi ma loooongue « saga Santorin » !

Barbara

© crédits photos Barbara Eichert

PS : Si l’envie vous vient d’aller par là-bas sans trop savoir où pouvoir y loger alors faites comme nous ! car c’est un secret pour personne « le bonheur est la seule chose qui se double si on le partage » Albert Schweitzer

Cliquez là pour le lien de l’Ersi villas en Grèce et  Cliquez là pour le lien de skajado holiday apartments en Crète

Avec ou sans toi, à Santorin

Tu es là? vous êtes là? pour tout dire, je ne sais plus du tout à qui je m’adresse…

Alors avant tout, merci ! oui vraiment merci aux abonnés qui viennent de recevoir cette nouvelle publication de donner un peu de sens à tout ça et d’avoir encore la curiosité de me lire, car on dit souvent jamais 2 sans 3 sauf qu’avec moi il est fréquent que ça tire un peu plus en longueur.

Depuis fin septembre déjà, Santorin par ci Santorin par là, semblerait que le sujet s’essouffle et c’est avec un peu d’embarras à peine dissimulé que je reviens à la charge. Forcée de constater une baisse assez significative pour que je la relève de « fréquentation » à découvrir le précédent volet, et craignant qu’un certain désintérêt se soit installé j’en arriverai presque à douter de la nécessité de poursuivre sur le sujet et chamboule clairement ma manière de vous en parler. Mais pas question de faire la boudeuse malheureuse et encore moins en public, même restreint!  Alors je vais envoyer au diable cette pointe d’amertume ridicule qui se caractérise par un « bad égo trip », une sorte d’effet secondaire, inutile j’en conviens, mais contracté aléatoirement par tout rédacteur enthousiaste et membre actif de la blogosphère. Mon symptôme étant bénin et finalement en le regardant de plus près assez inoffensif, je prends le parti de ne pas m’accabler bêtement avec des conclusions sans fondement.

C’est donc avec 2 nouveaux chapitres que je reviens ici, en n’oubliant pas de saluer aimablement tout nouveau visiteur tombant sur cette lecture improbable. Inlassablement, j’ai le cœur assez chaud bouillant comme un volcan pour vous en montrer un peu trop et toujours plus sur Santorin !

Santorin.2017

Santorin.2017

Passons sur ce dernier épisode devenu quasi confidentiel, comme une bouteille jetée à la mer dont le message restera un peu dans l’ombre et finalement très personnel, ou je tenais naïvement, en venant avec mes petites ballerines cachées sous de gros sabots, à donner la parole à ceux qui ne peuvent s’exprimer, et je n’en démord pas qu’ils auraient beaucoup à dire de nos âneries qui ne les font pas absolument pas rire.

Grèce/ Santorin 2017

Grèce/ Santorin 2017

Santorin.2017

Ce rendez-vous manqué, laissant presque tout le monde de marbre, m’inspire grandement sur le déroulé de ce nouveau modeste partage.

En commençant par bannir la couleur, la Grèce et son ciel bleu si parfait, c’est surfait et déjà vu, répéter sans cesse que tout y est sublime and just amaziiiing ! idem c’est du réchauffé, trop prévisible alors soyons plus excentrique ou pourquoi pas maléfique? Nous sommes au lendemain d’halloween, je pourrais jouer les fantômes muets mais je crains fort que l’on m’ait jeté un mauvais sort et la grande enfant que je suis compte bien faire prolonger la fête. Me voilà les ongles noirs et le nez crochu, j’ installe ensuite une mise en scène entortillée, un décor en noir et blanc, un monologue énigmatique permettant ainsi de m’amuser allègrement en surjouant mon désappointement.

Sans omettre de m’excuser par avance auprès de vous si je vous déstabilise ou vous épuise, si mon ton est un brin mordant, voire piquant ! aie aie aie, n’y aurait-il donc que des cactus dans la vie ? et bien moi je me pique de le savoir♪♪

Grèce/ Santorin 2017

Santorin.2017

Oui, vous l’aurez remarqué je suis un poil sensible … à la beauté de ces cactus dansant les bras en l’air.

Santorin.2017

Sensible également au silence de l’écho, à l’absence de petits mots

Santorin.2017

Des mots confus à décrypter, comme les miens que je peine à bien aligner parfois

Grèce/ Santorin 2017

ou finalement, à trop réfléchir, c’est la feuille blanche totale.

Santorin.2017

Santorin.2017

Arrive alors ce moment, ou je préfère fermer les yeux et tourner un peu le dos.

Santorin.2017

Santorin.2017

Santorin.2017

Santorin.2017

Travelling avant, vient la scène du restaurant, sans l’ombre d’un figurant. Je n’ai plus l’appétit des mots, rien à gribouiller sur ma nappe, pas envie de trinquer non plus, ma limonade n’a plus de bulle, le sentiment injuste que tout le monde s’en tape et que je suis solo dans ma microbulle de Calimero.

Santorin.2017

J’ emprunte alors des rues désertes, silencieuses où personne ne me barre la route et ne m’interpelle. Un calme plat dans lequel je prends mes marques, je descends puis remonte la pente, le bout du tunnel est là.

Santorin.2017

Grèce/ Santorin 2017

Santorin.2017

Puis vient déjà le changement à l’heure d’hiver et passe mon changement d’humeur aussi, j’me remets mes idées en bonne place et mes aiguilles bien à l’heure, et reprends le contact ici. Je refais signe en tentant timidement une approche, toujours à la recherche d’un titre qui accroche, pas de logo aguicheur qui clignote, même pas de prix à gagner par jeux-concours, pas de partenariat pour optimiser ma petite popularité. Rien à vendre, ni à prouver bien sûr, juste l’ illusion de pas couper complètement le lien, ni les conversations inachevées par ce téléphone qui n’a déjà plus de fil ni de piles depuis fort longtemps. Bienvenue dans le monde virtuel.

Santorin.2017

Je rapplique toujours avec mes petites pâtes de velours, seule sans la moindre meute, papillonnant entre mails, spams et suggestions « wordpress », mais pas de quoi créer l’émeute.

Santorin.2017

Santorin.2017

Santorin.2017

Normal, je ne suis pas une vrai pro, juste moi qui ne me cache même pas sous un pseudo ! Avec rien de concret à proposer sinon juste le plaisir de montrer des paysages et de doux museau à défaut de le faire avec des visages qui me vaudraient d’éventuels pépins pour des droits à l’image, c’est fini l’époque de Jacques Doisneau. Je réapparais souvent hors saison avec un temps de décalage, trop occupée à travailler ou trop fatiguée pour en venir au bout de l’interminable sélection d’images, choisies bien attentivement pour éviter tout ce qui pourrait heurter, de façon qu’il n’y ai pas de couacs ni de lézards entre nous, car chacun a sa sensibilité…

Grèce/ Santorin 2017

Grèce/ Santorin 2017

Clap de fin et générique, je referme ce chapitre complètement bordélique.

Pardon à celui qui pensait dénicher ici une liste complète de formidables restos sur Santorin et qui à la place a eu des délires de sorcière et des fourmis sur un crépi, sans parler de l’apparition subliminale de Sarah Bernhardt dans l’acte II de la scène 3, là forcément c’est le flop assuré et assumé de cet article qui viendra donc tenir chaud et compagnie à celui d’avant, au mieux il sera apprécié par ceux qui ne regardent que les photos, ou tous ceux dont la langue maternelle n’est pas française et enfin par toi qui me connais  assez bien pour avoir su faire le tri entre le premier ou le second degré de cette plaisanterie et d’être parvenu à déceler mon sourire amusé dissimulé sous mon masque faussement sérieux.

Santorin.2017

Enfin, plus simplement, si une belle randonnée de 10 km ne vous décourage pas et que vous aimez la mer, les merveilleux levés et couchers de soleil alors ne refermez pas complètement la porte et suivez-moi encore pour un second et dernier récit de voyage. Je vous promets qu’il sera plus chaleureux et moins bancal que celui-là, qui je l’admets s’est fait sans montage ni raccord, sans filtre et sans filet, sans cours d’art dramatique ni produit illicite, sans chemise et sans pantalon * (oups, elle était facile celle-là ! ) enfin bref, dénué d’ états d’âme et sans trop de conviction … à jouer les sorcières aux langues de vipères.

Je range mon balai au placard et vous dis à très très vite pour la suite 🙂

Barbara

* précision pour les moins de 30 ans, c’est le titre d’une chanson totalement frivole de 1988 interprété par Rika Zarai (une recherche sur Youtube n’est pas indispensable mais peut avoir le bénéfice de vous provoquer un léger rictus)

©crédits photos Barbara Eichert

Volcan de Néa Kaméni, le cœur de l’Atlantide

C’est le milieu de la semaine, et le début de ce troisième nouveau rendez-vous en Grèce que je vous ai concocté doucement mais sûrement ! Nous sommes donc toujours à Santorin, dont la blancheur éclatante des nombreuses maisons troglodytiques de Fira ou de Firostefani ne cesse d’éblouir mon objectif photo.

Santorin / Grèce 2017

Grèce / Santorin 08. 2017

C’est bien simple, ici tout est éblouissant, une simple rotation sur soi-même donne droit à un spectacle gratuit du lever au coucher du soleil. Nous pouvons tout aussi bien déambuler entre les allées des habitations ou monter les marches menant à la pointe du rocher de « Skaros », que la satisfaction d’être en ces lieux est bien présente.

Grèce / Santorin 08. 2017 Grèce / Santorin 08. 2017

Alors que ma semaine de vacances sur l’île touche à sa fin, il est un endroit qui aiguise ma curiosité et que nul ne peut ignorer de voir au milieu de l’étendue d’eau. Non non je ne parle pas des ignobles paquebots… mais de l’arrière-plan bien sûr !

Santorin / Grèce 2017

Il faut savoir que Santorin ( également appelée Théra ou Thíra) est une île volcanique qui doit sa forme de croissant à l’éruption minoenne de 1650 avant J-C. L’explosion, qu’on estime équivalente à environ 40 bombes atomiques, soit environ 100 fois plus forte que l’éruption qui a détruit Pompéi, fait sauter l’intérieur de l’île, transformant à jamais sa topographie. Le volcan se situant au centre de l’île s’est effondré, donnant naissance à la caldeira actuelle où se dressent en hauteur toutes ces maisons creusées dans la roche volcanique et agrippées aux flancs du cratère. Au milieu du lagon la roche en fusion du volcan sous-marin à laissé remonter des fragments de lave jusqu’à donner naissance à plusieurs îlots. De cet archipel, Santorin est la plus grande de ces îles, on trouve aussi celle de Thirassía, d’Aspronissi, de Paléa Kaméni et enfin l’îlot Néa Kaméni, qui correspond à la partie active du volcan. C’est sur ces 2 dernières îles que nous nous dirigeons.

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Certains spécialistes estiment que Santorin correspond au mythe de l’Atlantide décrite par Platon, dans son récit, le philosophe antique évoque une île prospère qui a plongée dans la mer et a disparue sans laisser de trace.

Santorin / Grèce 2017

Tout d’abord il va falloir descendre les 250 mètres de falaise pour atteindre le vieux port de Fira, pour cela 3 options se présentent à nous. Soit :

1/  payer pour s’asseoir tranquillement 5 rapides minutes dans le téléphérique.

Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

2 / ou sportivement, descendre en 20/30 minutes les 588 marches pavées à pied.

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

3 / ou honteusement, payer les muletiers pour s’installer à dos d’ânes ou de mules.

Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Notre choix était vite fait, et même si tout laisse à penser que le chemin est volontairement bloqué pour compliquer la tâche, et qu’à cela s’ajoute quelques désagréments olfactifs, nous préférions de loin nous lancer dans ce slalom assez physique et accorder un peu de répit mérité à ces pauvres bêtes qui n’ont rien demandé.

Grèce /Santorin 08.2017

Je doute fort qu’elles aient demandé à se retrouver dans ce calvaire, muselées et épuisées les unes sur les autres en plein cagnard de 35°C, ni à fixer d’un regard abruti des heures durant le calcaire des falaises.

Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Je doute également qu’elles aient décidé d’avoir à porter le poids de ceux qui participent aveuglement à les exténuer 10h par jour en les faisant monter et descendre au son des clochettes qui les encombrent, comme pour mieux masquer  le claquement des coups de bâtons.

Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Alors nous avons laissé ça à d’autres, et je dois reconnaître qu’on s’est sentis un peu seuls à ne pas participer à cette attraction locale…

Grèce /Santorin 2017

J’étais bien mal à l’aise en les croisant, tellement nombreux et si cruellement amorphes, même le joli colorama arc-en-ciel de leur apparat ne m’aura pas empêché d’y constater combien derrière la perle ou le pompon s’y trouvait un regard inexpressif.

Grèce / Santorin 2017

Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

30 minutes plus tard, nous atteignons le port ou nous devons attendre un peu avant d’embarquer. Pendant ce temps-là comme le chante J-L. Aubert « y a des mômes qui font signes aux bateaux, des p’tits garçons qui fixent l’horizon » ♫♪♪

Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Santorin / Grèce 2017

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Alors que la traversée s’engage et laisse derrière nous les traces de notre passage, à bord du caïque chacun se protège du soleil et se prémuni des vilaines traces de bronzage.

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Avant d’atteindre le volcan, notre circuit nous dépose le temps d’une courte pause de 20 minutes dans les sources chaudes volcaniques de l’île de Paléa Kaméni. Les plus prévoyants auront pensé à enfiler leur maillots de bain au préalable pour gagner du temps mais se verront tout aussi surpris que moi par le changement de couleur du textile en sortant de l’eau ! cette eau aux reflets de rouille à la réputation d’être régénérante grâce à ses multiples vertus thérapeutiques mais c’était bien trop court pour nous convaincre réellement de ses qualités.

Grèce / Santorin 2017

Grèce /Santorin 08.2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Puis nous arrivons sur le volcan. Avant tout chacun se doit d’être un minimum attentif aux recommandations de la guide pour ensuite s’aventurer le temps d’1h dans ce décor lunaire, de lave calcifiée, de cristaux de souffre aux tons noirs et orangés.

Placés en file indienne le long d’un sentier, nous entamons la montée vers le haut du cratère, en direction du cœur du volcan dont la dernière éruption remonte à 1950.

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Ambiance cataclysmique ou pas, on ne rechigne pas à sortir ses plus belles tenues à fleurs !

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017 Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Ou de faire savoir que nous sommes bien passés par ici

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017 Santorin/ Néa Kaméni 08. 2017

Arrive déjà le retour, assis dans la caïque on distingue au loin le port, en prenant bien la mesure de ce qui nous attend à remonter pour atteindre la ville.

Grèce / Santorin 08.2017

Mais nous n’avions pas encore posé nos 2 pieds en dehors du bateau que déjà on nous rappelait la possibilité d’économiser nos efforts en grimpant à califourchon sur ces braves martyrs à sabots.

Grèce /Santorin 08.2017

Sans négliger au préalable de piocher dans nos économies quelques euros afin de ramener dans les bagages un doux souvenir à caresser, il y en a pour tous les âges. Des gadgets assez étonnants, de quoi faire un peu sourire et me laisser perplexe…

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Mais pas autant qu’avec cette pancarte, qui voudrait me faire croire que Bourriquet, Troto et Cadichon aient un si large sourire au quotidien.

Grèce /Santorin 08.2017

Vraiment j’insiste, autant je m’extasie facilement sur beaucoup de belles choses mais là je ne peux taire le fait que je n’y ai vu qu’un regard sombre et triste dans l’œil profond de celui à qui je fis la promesse de monter coûte que coûte ces 588 marches; c’était non sans efforts sur la fin, avec le souffle court et les mollets en feu mais au plus près de ce que mon cœur me dictait, et ça sans l’ombre d’un doute.

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

To be continued…

© crédits photos Barbara Eichert

Carpe diem sur l’ île de Santorin

Alors…alors…où en étais-je? ah oui! je vous avais quitté dans la nuit étincelante de Fira située sur l’île de Santorin, c’est donc après un premier méli-mélo de photos toutes plus bleue les unes que les autres, que je poursuis sous un grand soleil la ballade de mes vacances en Grèce.

Pyrgos. Grèce / Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Pour ce second épisode, je vous propose d’aller un peu plus loin, car ce serait bien réducteur de laisser penser qu’ici tout n’est qu’une succession d’églises orthodoxes aux dômes bleus et rien d’autre de plus ! retournons au cœur de la capitale, puisque Fira c’est aussi des tons pastel, composé d’ocre jaune clair et de beige…

Grèce /Santorin 08.2017

 Agios Minas- Fira/Grèce 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Là, nous sommes à Pyrgos, situé à 8 km au sud-est de Fira, il s’agit du village le plus élevé de Santorin, à la fois discret et à l’écart de la mer il s’y dégage beaucoup de calme et d’authenticité.

Pyrgos. Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Pyrgos. Grèce /Santorin 08.2017 Pyrgos. Grèce /Santorin 08.2017

Pyrgos. Grèce /Santorin 08.2017 Grèce /Santorin 08.2017

Pyrgos. Grèce / Santorin 08.2017

Pyrgos. Grèce / Santorin 2017

Pyrgos. Grèce / Santorin 2017

Pyrgos . Grèce /Santorin 08.2017

Pyrgos. Grèce /Santorin 08.2017

Changement d’itinéraire, la route se poursuit en appréciant certains panoramas et le « mickey cactus » paré de figues de barbarie qui se présente à moi !

Grèce /Santorin 08.2017

Cactus, figue de Barbarie. Grèce /Santorin 08.2017

Nous atteignons le phare d’Akrotiri, avec une hauteur de 10 mètres de haut il fut construit en 1892 par la société Française des phares, il est l’un des plus anciens existants en Grèce. Le phare n’est pas ouvert aux visiteurs mais se rendre ici permet toutefois d’avoir un beau point de vue sur la mer Égée à observer.

Phare d'Akrotiri. Grèce /Santorin 08.2017 Phare d'Akrotiri. Grèce /Santorin 08.2017

Phare d'Akrotiri. Grèce /Santorin 08.2017 Phare d'Akrotiri. Grèce /Santorin 08.2017

Phare d'Akrotiri. Grèce /Santorin 08.2017 Phare d'Akrotiri. Grèce /Santorin 08.2017

Phare d'Akrotiri. Grèce /Santorin 08.2017

Et justement qui dit mer dit aussi plage ! nous voilà donc à la red beach et comme son nom l’indique c’est la plage rouge de Santorin qui doit sa couleur au sable volcanique et aux falaises rouges qui l’entourent. Bel endroit, que je me suis contenté de regarder de loin …en revanche j’ai pu voir de près la manucure tout de bleu et blanc choisie de circonstance par la toute aussi belle asiatique devant moi.

Red beach / Grèce - Santorin 2017

Red beach / Grèce - Santorin 2017

Santorin / Grèce 2017 Santorin / Grèce 2017 

Plage de Perissa / Grèce- Santorin 2017 Plage de Perissa / Grèce- Santorin 2017

Plage rouge, plage blanche, plage noire…sur l’île de Santorin ce n’est pas la diversité qui manque, reste à choisir entre plages de sables fins ou plages de galets. Notre choix s’est arrêté sur la plus grande de l’île, longue de 9km, la station balnéaire de Périssa est au sud-est de l’île, soit à 15km de Fira. C’est ici que nous avons pu apprécier notre première baignade de l’été et se trouver une place entre les nombreux transats pour sortir enfin nos grandes serviettes de plage.

(allez hop ! l’air de rien…un petit placement de produit au passage 🙂 )

Plage de Perissa / Grèce- Santorin 2017 Plage de Perissa / Grèce- Santorin 2017

Nous quittons Perissa, dont la blancheur de la petite chapelle nichée dans la falaise n’aura pas échappé à mon oeil de lynx.

Plage de Perissa / Grèce- Santorin 2017

Plage de Perissa / Grèce- Santorin 2017

En plus des tons chauds d’ocre jaune ou beige évoqué plus haut, se démarque d’une allée située à Imérovigli cette façade rose qui fait le lien avec les nombreuses branches de bougainvillier que nous croisons fréquemment sur l’île.

Grèce /Santorin 08.2017

branche de Bougainvillier. Grèce /Santorin 08.2017 branche de Bougainvillier. Grèce /Santorin 08.2017

branche de Bougainvillier. Grèce /Santorin 08.2017 branche de Bougainvillier. Grèce /Santorin 08.2017

Jolie fleur de couleur vive, qui orne également l’entrée principale de la location où nous séjournons et que je vous recommande vivement ! Ersi villas se trouve à Firostefani, à l’écart de l’agitation de la capitale tout en permettant de s’y rendre en 5 minutes à pied, son principal attrait était pour nous sa piscine et son tarif mais une fois sur place le charme de notre petite terrasse avec sa vue dégagée sur la mer au lointain ne pouvait que nous combler davantage. C’est avec un certain pincement au cœur que nous avons pourtant bien dû remettre les clefs de notre chambre no 14 à Elias, le maître enchanteur des lieux, en fin connaisseur de l’île il est de bons conseils pour celui qui le sollicite et d’une grande amabilité, toujours disponible et discret à la fois enfin bref c’est sans la moindre hésitation que nous retournerons là-bas un jour. Mais pour l’heure, la fenêtre n’est pas encore fermée alors profitons de ce beau tableau.

Grèce /Santorin 08.2017

Firostefani / Santorin 2017

Ou de ceux, si abondants et spectaculaires que le long de la caldeira nous offre avec générosité, suffit de se poser et quelque soit où nous nous arrêtons c’est toujours saisissant, et plus encore quand les lumières douces de fin de journée font leur apparition.

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce/ Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce / Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Sincèrement, je ne sais pas si mes photos parlent d’elle-même, mais cette île est  vraiment une destination « coup de cœur », tout comme Venise qui m’avait enchantée et dont pourtant on me disait par avance « oh là là c’est noir de touristes là-bas… », alors oui inévitablement il y a des emplacements plus peuplés que d’autres où ça grouille de trop et que c’est l’hystérie du selfie collectif à tout prix mais globalement, alors que nous sommes en plein mois d’août, j’en retiens beaucoup de quiétude, d’apaisement même, comme si chacun prenait bien la mesure du moment présent, n’aspirant qu’à profiter au maximum de l’émerveillement du lieu.

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce /Santorin 08.2017

Grèce / Santorin 08.2017

Fira / Grèce- Santorin 2017

Grèce /Santorin 08.2017

Voilà, c’est dans un silence religieux que cette soirée s’achève chuuuuuuuut….

Grèce /Santorin 08.2017

To be continued…

© crédit photos Barbara Eichert