En visite au château des comtes de Flandre…

Bonjour à tous

Je vous l’avais dit, nous n’avons pas fini de nous retrouver ici à évoquer la jolie ville Flamande de Gand ! cette fois-ci il s’agit d’aller dans un château fort médiéval celui de Gravensteen, le château des comtes de Flandre. Que l’on arrive par le tram, à vélo ou à pied il est tout bonnement impossible de le louper, tellement il trône au beau milieu du centre-ville alors pourquoi se priver de l’opportunité de changer un peu de décor le temps d’une petite heure ?

château des Comtes de Flandre 2018

Le château de Gand. 2018 château des Comtes de Flandre 2018

Gand 2018 château des Comtes de Flandre 2018

Gravensteen est le nom local du château des comtes de Flandre, bâti à Gand sur une dune par Baudouin Ier de Flandre au IX ème siècle pour se défendre de l’invasion des vikings, initialement construit en bois, il fut consolidé et agrandi au Xème siècle par Arnould Ier de Flandre. C’est en 1180 que Philippe d’Alsace, devenu comte de Flandre, érigea la construction en pierres. Le château fut la résidence des comtes de Flandre jusqu’au XIV ème siècle avant de devenir ensuite une prison puis transformé en filature de coton au XVIII ème siècle et enfin restauré et ouvert au public depuis 1907. De nos jours le château abrite également de nombreuses activités culturelles et festivités de la ville.

château des Comtes de Flandre

2018….allons à la rencontre des tours et des remparts de l’un des plus beaux châteaux médiévaux de Belgique.

château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018 château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018 château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018

Le château renferme une collection d’armes et d’armures, une salle de torture, une crypte, un donjon, des oubliettes, une étable et les pièces de résidence des comtes. Nous pouvons même y découvrir une guillotine, dont la dernière utilisation date de 1861.

château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018 château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018 château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018 château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018 château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018 château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018 château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018

Prenons un peu de hauteur, en allant au sommet du donjon pour admirer la vue sur la ville et jouer au petits curieux en observant ceux qui plus bas se prélassent aux terrasses et tout au long du quai aux herbes.

château des Comtes de Flandre 2018 château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018 château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018

Gand 2018 / Belgique château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018

château des Comtes de Flandre 2018

Doucement, le soleil se couche… et ce troisième volet sur Gand aussi.

Mais ne manque-t-il pas quelque chose? les musées, les châteaux…ok, très bien, c’est joli comme tout, mais la ville dans tout ça ? à quoi ressemble-t-elle ?

C’est ce que je me ferais le plaisir de vous partager dans ma prochaine publication, et croyez moi si je vous dis que c’est tout ce que je préfère, capter l’énergie d’une ville avec son lot de charme et de surprises au coin des rues 🇧🇪📷🚶‍🔍🏘

Barbara

© crédit photos Barbara Eichert

Infos complémentaires pour une visite du château :

https://gravensteen.stad.gent/fr

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Une pause au Musée des Beaux-Arts de Gand

Hello !

Voilà, le soleil est au rendez-vous et c’est toujours en Belgique, à Gand, que nous sommes pour cette nouvelle balade ensemble. Après avoir observé le street art, nous restons un peu dans le thème mais en faisant un bon en arrière dans une toute autre époque… c’est à l’ombre du Musée des Beaux-Arts que je vous emmène. Le soleil attendra !

Egalement appelé Museum voor Schone Kunsten ou MSK, fondé en 1798, le musée des Beaux-Arts de Gand est l’un des plus anciens musées de Belgique. La collection donne un riche aperçu de l’art flamand du Moyen Age jusqu’à la première moitié du 20ème siècle. Une sélection d’environ 400 œuvres, issue de la collection des peintures, sculptures, tapisseries, dessins et d’art graphique, est exposée en permanence.

Rentrons, mais sans faire de bruit bien sûr …

Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

Gand/2018. Musée des Beaux-Arts  Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

Gand/2018. Musée des Beaux-Arts  Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

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 Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

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Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

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Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

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Gand/2018. Musée des Beaux-Arts

Gand 2018. Musée des beaux arts Gand 2018. Musée des beaux arts

Gand 2018. Musée des beaux arts

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Gand 2018. Musée des beaux arts

Gand 2018. Musée des beaux arts Gand 2018. Musée des beaux arts

Gand 2018. Musée des beaux arts

Gand 2018. Musée des beaux arts Gand 2018. Musée des beaux arts

Gand 2018. Musée des beaux arts

Gand 2018. Musée des beaux arts Gand 2018. Musée des beaux arts

Gand 2018. Musée des beaux arts Gand 2018. Musée des beaux arts

Gand 2018. Musée des beaux arts Gand 2018. Musée des beaux arts

Gand 2018. Musée des beaux arts

Elliot se dirige vers la sortie, un autre endroit nous attend…

autre lieu, autres pas à suivre et d’autres photos évidemment !

Alors à bientôt par ici, à travers mon regard comme toujours.

Barbara

https://www.mskgent.be/fr

© crédits photos Barbara Eichert

Street art à Gand

Hello à tous

Bah oui je vous avais dit à très très vite, alors me voici ! pas de place ici pour la grisaille et le mur des lamentations, quand on tourne une page autant pas trop traîner je crois. J’étais en sourdine totale sur le blog depuis fin février alors faut bien que je me rattrape un peu quand même non? oui oui je sais faut modérer, savoir entretenir le mystère et blablaba mais c’est plutôt mal barré car j’ai en stock des tas de choses à vous montrer alors attendez-vous à souvent me voir ce mois-ci, enfin pas moi directement mais la ville de Gand située en Belgique que j’ai eu l’immense plaisir de visiter suffisamment bien pour en parler pendant au moins 1 mois ! non je me corrige, je ne vais pas vous parler mais vous montrer, alors ne désactivez pas l’alerte qui vous informe que je suis dans les parages car sincèrement et sans trop m’avancer vous ne tarderez pas à vouloir y retourner ou découvrir à votre tour cette si jolie ville que je vais vous dévoiler petit à petit, du mieux possible j’espère car elle le mérite vraiment !

Mais pour cette première balade, je prends le parti pris de ne pas commencer par le plus prévisible. Ceux qui me suivent depuis quelque temps, auront remarqué que le street art prend de temps en temps ses quartiers parmi mes reportages, alors jamais 2 sans 3, après ceux consacrés à la ville de Lisbonne et de Brighton…voici le street art de Gand d’avril 2018 car on sait combien cet art est éphémère.

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018 Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018 Gand. avril 2018

Gand. avril 2018 Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018 Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018 Gand. avril 2018

Gand. avril 2018 Gand. avril 2018

Gand. avril 2018 Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

Gand. avril 2018 Gand. avril 2018

Gand. avril 2018

 

 

 

 

Voilà, c’est par le passage étroit de la ruelle piétonne Werregarenstraat totalement dédiée à tous ceux qui désirent exprimer leur talent artistique, que s’achève ce premier volet ultra giga méga coloré à Gand.

Je n’ai pas pris la peine de faire des recherches approfondies sur quels étaient les artistes cachés derrière l’ensemble de cet article, mes excuses. Mais sachez pour les plus curieux d’entre vous, que la ville met en place à ce sujet le « concrete canvas tour » un parcours guidé, permettant à pied ou à vélo, de découvrir une cinquantaine d’oeuvres éparpillées dans les rues gantoises.

Passez une excellente semaine, et à bientôt alors !

Barbara

© crédit photo Barbara Eichert

Du Futuroscope au stéthoscope

Chers vous,

Par quoi commencer…oh je me contenterai de vous dire que c’est bon de revenir ici, de se reconnecter aux petites choses même les plus futiles ou virtuelles comme ce blog, puis surtout de se reconnecter à soi et aux autres bien sur. Alors avant tout bonjour ! oui c’est vrai ça qu’il soit bon, bon sang! et laissons le mal au passé non? toujours est-il que pour l’heure je vous propose d’aller vers le Futur…oscope de Poitiers.

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Munis de nos billets, c’est un parc que nous découvrons en famille pour la première fois et je dois dire qu’en ce dernier weekend d’avril la météo n’était absolument pas de notre côté, nous permettant ainsi d’avoir le parc pratiquement rien que pour nous.

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018 Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018 Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Déambulant ici et là, entre les gradins vides et passant entre les gouttes de pluie, lassée par les attractions qui me laissèrent vite de glace j’ai rapidement compris qu’il allait falloir que je me raccroche à autre chose et poser mon regard sur tout ce qui pourrait casser la monotonie qui semblait grandement se présenter à nous.

Parc du Futuroscope. avril 2018

Dans un premier temps, j’ai commencé par m’attarder un peu sur les courbes généreuses des sculptures de Jean-Louis Toutain que nous découvrons un peu partout aux détours des allées du parc.

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018 Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018 Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Puis, comme Blanche neige au milieu des bois, j’ai salué mes amis les animaux, c’est fou ce que l’imagination peut te faire croire quand même !

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Mais aussi crétins que cela puisse paraître, visiblement, je n’étais pas la seule à tomber dans le jeu ! faut bien entretenir l’enfant qui sommeille en nous et cultiver un peu de temps en temps sa malle à souvenirs.

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Pour moi, définitivement, et cela depuis 2 décennies, c’est à travers l’objectif que j’y parviens le mieux, collectant dans mon ordi ou dans mes nombreux albums les clichés de la plupart des lieux visités. Le Futuroscope a beau avoir un grand espace à parcourir et un bon service de communication de presse m’affirmant à coups de rabâchage publicitaire que…

Effectivement, je suis au regret de dire que je ne m’attendais pas à un tel ennui et même les 2 minutes passées à toute vitesse près du célèbre champion des rallyes n’y ont rien changé, bien au contraire. Pour contrebalancer tout ça, fallait donc vite en tirer du positif quelque part, alors je me suis adonnée à mon « ART » en gardant la « NIAQUE » au moins là il n’y avait pas de malentendu…

Donc, après les rondeurs en bronze, les volatiles et mammifères immobiles, je me suis attardée avec fascination sur l’architecture du parc, ses formes, ses matières et ses reflets, voilà qui devenait immédiatement tellement plus palpitant pour moi !

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018 Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018 Parc du Futuroscope. avril 2018

Parc du Futuroscope. avril 2018 

Les lacets sont refaits, les ponchos de pluie sont revêtus, il semblerait que soit venu le moment de partir bientôt…

A chacune de mes publications, et à travers ce que je visite, je crains d’être redondante en affirmant que tout est si formidaaaable et maaaaagnifique, d’être dans une bulle permanente où tout trouve grâce à mes yeux. Or là, à l’évidence je n’y retournerai pas, ou plutôt nous n’y retournerons pas car c’est un avis partagé par nous trois, je précise ! Je pourrais tenter de mettre ça sur le compte de la grisaille pluvieuse que ça n’enlèverait pas notre avis sur le manque d’attractions attractives sans faire de mauvais jeu de mots. ça s’annonçait pourtant bien, sans trop d’affluence, nous en avions entendu et lu beaucoup d’avis prometteur, je n’ai pas un esprit trop négatif en général mais là non vraiment je suis coincée pour en parler..bon ouiii en cherchant un peu je pourrais vous dire que le spectacle nocturne est bien joliment fait, mais dire que cela valait la peine de faire autant d’heures de route pour ça, je n’en suis pas certaine.

Parc du Futuroscope. avril 2018

Par contre, s’il y a bien une chose que je sais, c’est que nous n’allons pas rester trop longtemps, vous et moi, sur cette note péjorative aux multiples nuances de gris, je compte bien rapidement vous proposer un festival de couleurs. Car comme je l’évoque en page d’accueil, mon cœur balance entre la photo couleur ou celle en noir et blanc. Mais je ne pensais pas à ce point donner de sens au restant de ma phrase qui disait « la vie est ainsi faite, on tangue de temps à autre, entre calme et tempêtes, parfois c’est sombre puis la joie revient et tout y est plus lumineux et savoureux. »

A cet instant, je pense à ceux qui sont arrivés là pour lire à propos du Futuroscope, pardon désolé je n’ai pas donné d’étoiles au meilleur des restaurants, ni parlé des wc les plus propres ou du temps d’attente maximum qu’il a fallu attendre, je pourrais le faire mais ça ne serait pas vraiment moi, pas assez dans mon ADN. Ce truc virtuel, n’est pas un blog entrepris avec 4 paires de mains et un brainstorming de super pro, non c’est juste mon blog à moi et ça se voit ! j’y partageais en images il y a 5 ans les 10 printemps de mon fils ou bien encore mes 10 ans de mariage à Venise en 2016, l’émotion de mon premier concert de musique, mes souvenirs d’enfance avec ma Barbie et plus tristement aussi les attentats, les prémices de ma polyarthrite rhumatoïde à Lisbonne etc…bref, a fortiori, mon blog à la particularité d’être un peu sans filtre, le prolongement de moi et des moments de ma vie. Il me permet de m’y dévoiler, dans une moindre mesure à de parfaits inconnus qui ont manifesté le désir de me suivre en s’abonnant et je les en remercie ! puis par ailleurs il me relie aussi à beaucoup de fréquentations plus ou moins proches qui perdurent ou s’étiole au fil du temps et last but not least d’être aussi lu par mon cercle très intime, amicale et familiale, mes tout proches quoi ! sans oublier l’équipe de warriors qui partagent 7 h de travail et de rire à mes côtés. C’est à vous tous que je tiens à m’adresser en vous remerciant fort d’avoir été si présent et aimant pour moi, de m’avoir insufflé tant de force, d’encouragement et de réconfort au cours de ces trente derniers jours car sur ce coup-là le Futuroscope avait vraiment vu juste je n’imaginais pas ce qui m’attendait…

Voilà, je devais initialement me contenter d’un bonjour, mais ça non plus je ne sais pas faire alors je ne m’attarderais pas plus que je ne le fais déjà. Mais à l’heure ou les sms s’effacent aussi vite qu’ils s’accumulent il était nécessaire pour moi de laisser sur cette plate forme qui me sert de passerelle pour vous parler de loin, l’occasion ultime de te remercier encore et encore, toi et puis toi,et toi encore, pour ne pas tous vous nommer.

Je tourne cette sombre et pénible page et regarde vers l’avant, en donnant à tous ceux qui le souhaitent, rendez-vous très très vite ici pour de nouveaux chapitres aux couleurs de la Belgique.

❤ Barbara

© crédit photo Barbara Eichert.

Expo : Malick Sidibé à la Fondation Cartier

Bonjour à tous

Aujourd’hui, c’est de nouveau pour parler d’une exposition que je reviens par ici.

J’y suis allée un de ces derniers jours ou l’on ne savait plus bien si c’était en luge ou en ski qu’il fallait se déplacer sans quoi on pouvait avoir une chance sur deux de chuter lamentablement ! alors face à cette chute de températures un peu incommodante et rafraîchissante, j’ai saisi l’occasion d’aller trouver un peu de chaleur, en allant m’ensoleiller à la Fondation Cartier ou le Mali est à l’honneur, mais aussi et surtout la mémoire de l’un des photographes maliens les plus connus à l’étranger, considéré comme un des plus grands portraitistes de la seconde moitié du XXe siècle…

Mr Malick Sidibé.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

C’est ainsi, entourée de neige, que j’ai découvert et pointé mon objectif vers les clichés en noir et blanc de celui que l’on surnommait « l’œil de Bamako ».

Expo Malick Sidibé / Fondation Cartier-Paris 2018

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

25 ans après la première exposition qui lui avait été consacrée en ce même lieu, cette nouvelle rétrospective en hommage à l’artiste, décédé le 14 avril 2016 à l’âge de 80 ans, est une manière aussi de comprendre son parcours et son implication dans la vie culturelle et sociale de Bamako.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Né en 1935 à Soloba au Mali dans une famille de paysans, il grandit en aidant son père berger et entre à l’école à l’âge de 10 ans. Remarqué pour son talent artistique, notamment pour le dessin, Sidibé est choisi pour étudier à l’école des artisans soudanais. En 1955, il est diplômé artisan-bijoutier puis travaille au studio « Photo-Service » de Gérard Guillat-Guignard qui le choisit pour décorer son magasin et lui propose ensuite de devenir son apprenti. C’est là que tout se met en marche, où il développe ses compétences et son intérêt pour la photographie, avec son Kodak brownie flash il capte le quotidien de son village, réalise ses premiers reportages pour son propre compte. Il ouvre le Studio Malick en 1962 dans le quartier de Bagadadji, au cœur de Bamako.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Au total, plus de 250 photos et archives sont présentées, des tirages d’époque réalisés par Malick Sidibé en personne de 1960 à 1980, certains n’ayant jamais été montrés au public. Muni de son Rolleiflex, il aura su imposer son style unique, révéler son regard attentif, reconnu aujourd’hui dans le monde entier.

expo Malick Sidibé/ Paa Joe 2018 / Paris

expo Malick Sidibé/ Paa Joe 2018 / Paris expo Malick Sidibé / Fondation Cartier-Paris 2018

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

À deux pas de là, s’inspirant des photos de l’artiste et des tenues de ses modèles, on trouve à notre disposition quelques accessoires pour ceux et celles qui aimeraient se prêter au jeu de prendre la pose !

Expo Malick Sidibé- Fondation Cartier- Paris 2018

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris expo Malick Sidibé/ Paa Joe 2018 / Paris

En plus du travail de Malick Sidibé, des œuvres du peintre congolais JP Mika et du sculpteur ghanéen Paa Joe, inspirées par le photographe et créées tout spécialement pour l’exposition apportent de belles couleurs au lieu.

expo Malick Sidibé / JP Mika.2018

JP Mika 2018 / Paris JP Mika 2018 / Paris

Tandis que dehors la neige fond par endroits, le soleil arrive timidement à travers les vitres et laisse place sur les murs à un jeu d’ombres et de lumières…

Expo Malick Sidibé / 2018 Paris

Expo Malick Sidibé / 2018 Paris

Vous l’aurez ainsi probablement constaté, nous avons changé de pièce, car l’exposition se divise en deux parties, après le Malick Sidibé portraitiste c’est le Malick reporter que nous découvrons. Une fois devenu une figure incontournable très appréciée par la jeunesse, Malick Sidibé était présent dans toutes les soirées où les jeunes découvraient les danses venues d’Europe et de Cuba, ils se déhanchaient au son du twist et du rock’n’roll ou tous s’habillaient à la mode occidentale et rivalisaient d’élégance. En 1957 il était le seul photographe de Bamako à couvrir tous les événements, fêtes et surprises-parties, à capturer l’essence de la jeunesse malienne, sa fougue et sa joie de vivre au moment où le pays gagnait son indépendance.

Ci-dessous, deux adolescents qui dansent le sourire aux lèvres, il s’agit de « Nuit de Noël » une photo légendaire de 1963 qui selon le magazine Time fait partie des « 100 photographies les plus influentes de l’histoire ».

expo Malick Sidibé 2018 Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo M.Sidibé 2018 Expo Malick Sidibé / 2018 Paris

expo Malick Sidibé Paris 2018

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Le titre de l’exposition « Malick Sidibé – Mali twist », fait référence à la chanson éponyme du chanteur et guitariste malien Boubacar Traoré, sortie en 1963, que nous pouvons entendre dans la bande-son qui nous accompagne lors de notre visite, s’ajoute à celle ci 71 autres morceaux dont par exemple Ray Charles, les Rolling Stones, Joe Cocker, Toumani Diabaté,  Jimi Hendrix, Otis Redding, Amadou et Mariam, James Brown, les Beatles, Joe Dassin, Dutronc, cloclo et jojo.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Une fois descendus à l’étage inférieur, nous faisons face à un autoportrait de Malick en 1960, suivi d’une multitude de photographies toutes plus belles les unes que les autres.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

« combat des amis avec pierres » au bord du fleuve Niger est l’un des clichés exposés que nous retrouvons également en visionnant le documentaire de 64 min réalisé en 2008 par Cosima Spender « Dolce vita Africana », réjouissant moment où l’on écoute Malick nous parler de son art et de ses sources d’inspirations.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Puis il y a les nombreux livres qui lui sont consacrés, ainsi qu’une série d’objets inédits édités et réalisés spécialement pour l’exposition que l’on retrouve en vente à la librairie, dont le catalogue et l’album de cette chaleureuse et pétillante rétrospective.

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

expo Malick Sidibé 2018 / Paris

Enfin, côté récompense, c’est en 2003 que Malick Sidibé reçoit le prestigieux prix international de la photographie Hasselblad, décerné pour la première fois à un photographe africain puis 4 ans plus tard, c’est la consécration, il est récompensé du Lion d’or à la Biennale de Venise. Quelle fierté pour celui qui gardait les troupeaux de bœufs de son père et qui, ne parlant que le bambara, sera le seul de la famille à apprendre le français à l’école.

Malick Sidibé

Je termine avec une petite sélection d’images de celui qui a su capter au vol ces séquences de vie insouciantes et exubérantes des années 1960-1970 ou la fantaisie vestimentaires et la jubilation de ces jeunes épris de liberté et de musique nous saute aux yeux avec des images simples et authentiques.

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Malick Sididé

Malick Sidibé

Malick Sidibé

Encore un dernier mot et plus, je tiens à remercier chaleureusement Martine S. pour sa générosité sans qui mon après-midi de « rencontre » avec Malick Sidibé n’aurait pas eu lieu, ni même ce nouvel article qui je l’espère ne vous aura pas déplu (Bienvenue dans mon petit univers à tous ceux qui récemment se sont abonné après avoir parcouru mes pas lors de l’exposition de Barbara à la Philharmonie de Paris, vous étiez une jolie flopée d’un coup donc… bah… euuuuh… merci merci tout simplement!)

Alors, chers anciens ou nouveaux lecteurs curieux je vous souhaite un bon week-end et me ferais le plaisir de vous retrouver au printemps prochain pour d’autres partages d’images. 🌾💐🌞📷

Amicalement votre,

Barbara

© Crédits photos de l’exposition Barbara Eichert

Expo : Barbara à la Philharmonie de Paris

Première publication de cette nouvelle année, merci d’être au rendez-vous.

2018, marque la 5ème année de création de mon blog, que le temps file vite. 5 ans de ballades, d’annotations et de réflexions, mais surtout d’images ! des photos où s’entremêlent des étés ensoleillés et des hivers aux sujets divers, je viens ici exposer mon angle de vue sur des lieux, des paysages, des œuvres artistiques et quelques fois même il est question de musique. Car si la photographie occupe une grande place dans ma vie, la musique l’est tout autant, chaque 21 juin le blog fait figure de rétrospective annuelle des artistes que j’ai pu applaudir, je fais le grand écart entre les genres musicaux. Par exemple, en 2013 j’avais écrit un post au sujet d’une diva du R&B intitulé « B: comme beau, B: comme Beyoncé » que je pourrais de nouveau utiliser en ce jour pour une grande artiste de la chanson française, car j’ai le plaisir de revenir cette fois pour vous parler d’une longue dame brune, car assurément B: comme Barbara.

Effectivement, le temps file si vite, qu’il y a déjà 20 ans qu’elle est partie.

En hommage, la Philharmonie de Paris lui a consacrée une fabuleuse exposition dont la scénographie était de toute beauté (conçue par deux grands talents du cinéma et de l’opéra, Christian Marti et Antoine Fontaine), jamais une aussi grande exposition n’avait été jusque là dédiée à la vie et à l’oeuvre de Barbara. Nous pouvions ainsi y découvrir plus de 400 documents, dont beaucoup d’inédits prêtés par des admirateurs ou plus particulièrement par Bernard Serf, le neveu de Barbara qui veille à son oeuvre.

Je vous retrace ma visite avec beaucoup d’exaltation et d’émotion.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Émue, comme en novembre 1997 ou directement en apprenant son décès je pensais également à mon père, qui m’avait familiarisé à sa musique, sensibilisé à ses textes et qui l’aimait suffisamment fort pour décider avec ma mère de me prénommer comme elle. Un héritage assez agréable à porter je dois admettre, car en plus d’être facile à orthographier et peu répandue ( une pensée à toutes les Julie, Sophie et Emilie de croisée pendant ma scolarité…minimum 2 par classe ! ) j’ai aussi l’occasion d’entendre « quel joli prénom » suivi très régulièrement par « Oh Barbara ! comme la chanteuse, c’était vraiment une artiste, une vraie artiste ». Et ce n’est pas tout ! j’étais loin d’imaginer qu’un jour mon prénom me permettrait d’en tirer un avantage, celui de bénéficier d’un tarif ultra méga privilégié, car la Philharmonie de Paris a eu la riche idée d’offrir à toutes les Barbara le droit de rentrer sans payer. Autant vous dire, que ça commençait déjà très bien !

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Nous y sommes, elle est face à nous et nous accueille en nous tendant les mains pour franchir le rideau, nous nous engageons alors dans les coulisses de sa vie. Le parcours chronologique, conçu par la commissaire Clémentine Deroudille, s’articule autour des temps forts de la vie et de la carrière de Barbara.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Tout commence avec sa voix en fond sonore, elle y chante « mon enfance », ma mère et moi nous nous regardons avec les yeux déjà humides tant la force du texte nous saisis, et ce n’est que le début…

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Au début, elle s’appelait Monique Serf née le 9 juin 1930 dans le quartier des Batignolles à Paris. Petite fille juive, son enfance sera marquée par la pauvreté, les séparations, les déplacements de ville en ville pour fuir les huissiers mais aussi pendant l’Occupation, pour fuir la traque faite aux Juifs par les nazis et enfin l’inceste paternel qu’elle évoquera tardivement. Quand la guerre éclate, elle a 9 ans, la famille est divisée, avec son frère elle sera confiée à sa tante, face à l’avancée des Allemands en juin 44 ils fuient en train pour Châteauroux, la locomotive du train est réquisitionnée et les wagons bombardés, le train reste immobilisé 17 jours en rase campagne. L’école communale de Préaux accueille les réfugiés du train, chef de troupe, la jeune Monique monte des scénettes de théâtre avec ses camarades de classe.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

De 1941 à 1945, Monique est ballottée sur les routes de France, de Marseille à Poitiers, de Tarbes à Saint-Marcellin. Puis la famille retourne sur la capitale,  c’est là que Monique a trouvé sa voie en faisant la rencontre d’une professeur de chant Mme Thomas-Dusséqué qui la conforte dans son ambition de devenir chanteuse, en parallèle elle joue d’instinct, sans prendre de leçons sur le piano que son père a loué. En 1949, son père quitte soudainement et pour toujours le foyer, la même année la location du piano ne peut plus être honorée, une séparation vécue comme un déchirement.

L’enfance était un sujet sensible, sur lequel elle aura presque toujours laissé la porte fermée lors d’entretiens avec des journalistes. Catégoriquement, elle coupait court aux questions en répondant « je ne me souviens de rien, je n’ai pas eu de passé. Tout ce qui m’intéresse, c’est mon présent. Mon enfance ne m’intéresse pas, et de toute façon, je ne vous dirai rien. Tout ce que j’ai à dire est dans mes chansons et je vous prie de ne pas me poser ce genre de question »

Expo Barbara à la Philarmonie de Paris 12/2017

En 1950, Monique a 20 ans, elle fugue pour la Belgique où elle commence sa carrière dans des cabarets sur Bruxelles, son tour de chant est composé de reprises de chansons d’Edith Piaf, de Juliette Gréco, de Léo Férré et de Jacques Brel, mais l’accueil du public n’est pas des plus chaleureux…c’est à ce moment-là qu’elle décide de se faire appeler Barbara, en hommage à sa grand-mère Russe Varvara Brodsky.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Barbara est de retour sur Paris, elle s’accroche, fais la plonge pendant 1 an dans un cabaret, elle observe et apprend des autres artistes et poursuis les auditions. De rencontres en relations, elle parvient à se produire dans différents cabarets parisiens puis réussie l’audition de l’Ecluse, ce cabaret de la rive gauche lui permet de prendre place avec son piano en s’imposant chaque soir devant 70 personnes, la scène y est petite mais sa notoriété grandit avec un public de plus en plus fidèle à celle qui adopte à présent les cheveux courts et qu’on prénomme la chanteuse de minuit tant il se fait tard quand vient son tour de passer sur scène. Barbara y restera pendant 6 ans.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

De ce cabaret, Barbara dira ceci : « L’écluse est la première maison que j’ai trouvée, là il y avait vraiment un cœur qui battait. Une famille qui m’a accueillie. C’est là que j’ai commencé à respirer, que tout s’est déclenché ».

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Juillet 1956, Barbara fait sa première apparition tv dans l’émission « cabaret du soir », à cette époque elle commence à écrire ses propres textes de chansons, ses « petits zinzins » comme elle disait, et se fait engager par Pathé Marconi avec qui elle réalise ses premiers disques.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

En décembre 1959, Barbara apprend que son père alors âgé de 55 ans est mourant et qu’il la réclame, cela fait 10 ans qu’elle ne l’a pas vu, elle accoure pour se rendre auprès de lui sur Nantes mais quand elle arrive c’est déjà trop tard. Au lendemain de l’enterrement, les sentiments mêlés de haine et de désespoir, elle se met à écrire la chanson « Nantes » qu’elle terminera d’écrire 4 ans plus tard juste quelques heures avant de l’interpréter pour la première fois sur la scène du théâtre des Capucines en décembre 1963. Ce soir-là son nouveau répertoire comprenant 2 chansons inédites « Dis quand reviendras-tu ? » (sa première chanson d’amour suite à sa rupture avec le diplomate Hubert Ballay), et « Nantes » seront un vrai succès, lui permettant de quitter les cabarets, de changer de maison de disque et de recevoir l’invitation de Georges Brassens pour passer en première partie de son spectacle à Bobino.

Barbara. l'expo à la Philharmonie de Paris 2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Comme convenu Barbara s’est produite à Bobino, le public fut conquis et la presse unanime allant jusqu’à écrire qu’elle avait fait presque oublier Brassens ! à partir de là, celle qui jusqu’à présent était un peu maladroite et timide cesse d’interpréter les chansons des autres et se met à composer sans relâche, elle écrit des textes personnels en parvenant à sublimer les épisodes sordides de sa vie, enregistre beaucoup et travaille son piano et sa diction car on lui suggère de cesser de rouler les « r ». En mars 1965, son nouvel album signé chez Philips « Barbara chante Barbara » est un succès commercial, qui lui vaudra de remporter le grand prix du disque de l’Académie Charles Cros, lors de la cérémonie Barbara déchire son prix en quatre pour le distribuer aux techniciens et musiciens de son équipe, en témoignage de sa gratitude.

Barbara l'expo à la Philharmonie de Paris 2017

En septembre 1965, Barbara retourne en vedette principale à Bobino. Pour fêter cette occasion, le jour de la première la Radio France inter marque cette date en organisant sur leur onde une journée spécialement consacrée à Barbara. La chanteuse est si profondément marquée par cette première qu’elle l’immortalise peu après dans l’une de ses plus grandes chansons « Ma plus belle histoire d’amour ».

« Ce fut, un soir, en septembre/ Vous étiez venus m’attendre/ Ici même, vous en souvenez-vous ?… »

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Nous poursuivons le parcours et découvrons d’autres textes comme celui de la chanson « Je ne sais pas dire », écrite en 1964. À force de volonté, de travail et de talent, elle parvient à s’imposer comme l’une des premières femmes auteures-compositrices-interprètes à oser parler de sensualité, d’amour et des hommes de cette façon-là.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Ensuite, un mur est dédié à certaines coupures de presse. Barbara avait parfois du mal avec l’exercice de questions-réponses des journalistes, mais elle se liera d’amitié avec l’une d’entre d’elle, Denise Glaser, qui contribua à faire mieux connaître Barbara en l’invitant à 13 reprises. Sur un écran est projeté une interview, l’émission que présente Denise Glaser s’appelle « Discorama », plus qu’une animatrice elle sera celle qui pendant une dizaine d’années déniche les talents, les sors de l’ombre. Dans cette émission musicale diffusée le dimanche soir après la messe, elle les écoute et leur donne la parole comme personne ne l’avait encore jamais fait, les chanteurs ont enfin la parole, ils ne sont plus seulement des voix capables de chanter mais aussi des voix capables de parler, d’avoir un avis et d’exprimer des sentiments, Denise intimidait ses invités avec ses questions singulières et savait laisser place aussi pour la première fois à de vrais silences à la télévision. En juin 1983, Barbara et Catherine Lara seront les seuls artistes à se déplacer pour l’enterrement de celle qui malade, endettée et abandonnée par la profession partira à 62 ans sur la pointe des pieds, malgré plus de 350 heures d’enregistrements…

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Puis, nous découvrons les costumes de scène de Barbara, qui avant chaque représentation ne devaient jamais voir la lumière ni être touché par qui que ce soit. Une garde-robe composée de noir, puis de noir et encore du noir ! car comme elle le disait « le noir est une couleur de fête, de soir, de nuit, de flamboyance, de dignité, de danger, de séduction et de chagrin aussi ». Avec sa longue silhouette fine et élancée, ses cheveux courts et ses paupières surlignées au crayon noir, Barbara qui n’aimait pas son physique aura su inventer son propre style, qui sera sa signature pour toujours.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

À côté de là, c’est la chanson « Göttingen » qui est mise à l’honneur. L’histoire de ce titre nous ramène à l’été 1964 où Barbara se rend en Allemagne, peu enjoué à l’idée de se rendre dans ce pays qui comme elle le disait était une « griffe » pour elle, elle n’était néanmoins pas insensible à l’invitation d’un certain Gunther Klein qui venait sans cesse dès que possible l’applaudir à L’écluse. Gunther Klein avait un petit théâtre, le « Junges Theater » dont il était l’un des animateurs, armé de patience, il supplia Barbara de venir se produire chez lui à Göttingen. Barbara, pose alors une condition essentielle, qu’il y ait un piano à queue mais quand elle arrive dans la cité estudiantine située entre Bonn et Berlin, elle refuse de jouer avec le piano qui s’y trouve car c’est un vieux piano usé et droit qui l’empêche de voir le public. Pas de chance, à ce même moment c’est la grève des déménageurs de pianos…tandis qu’elle hésite à repartir c’est finalement quelques heures plus tard que les étudiants en trouvent un chez une vieille dame et se mobilisent pour le transporter tant bien que mal sur la scène. Barbara n’a pas eu le temps de répéter, le concert commence avec 1h30 de retard mais qu’importe à la fin le public est conquis et lui fait une ovation, un triomphe si grand que Barbara accepte de rester 1 semaine de plus. Dans la journée Barbara se balade et découvre la jolie ville qui fut épargnée des bombardements, elle visite le musée des frères Grimm, observe les enfants blonds…lors du dernier jour elle flâne dans un jardin, elle est si émue et surprise par l’accueil qui lui a été manifesté qu’elle entreprend en guise de remerciement l’écriture de « Göttingen », une première version qu’elle chantera le soir même en lisant le bout de papier avec les lunettes sur le nez. À peine deux ans après sa création, elle enregistrera « Göttingen » en allemand pour l’album « Barbara singt Barbara ». Depuis l’année 2002, cette chanson est inscrite au programme officiel des classes de primaires allemandes, certains y verront une chanson engagée, un hymne de réconciliation Franco-Allemand  mais c’était surtout sa réconciliation avec son passé et une chanson d’amour comme le disait Barbara.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Présenté au public dans son intégralité pour la première fois, on découvre le très joli carnet de bord « le voyage de Barbara », contenant tous les croquis fait par le peintre Luc Simon lors d’une tournée de concerts en 1969.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Olympia 1969, du 4 au 17 février Barbara se produit chaque soir pour 2h de spectacle sur la scène parisienne avec une trentaine de chansons. À l’issue de la dernière représentation, elle annonce à la surprise générale son intention d’arrêter la scène « cet Olympia était un pari, ce métier une aventure, pas du fonctionnariat. Je reprends la route car je ne veux pas revenir chaque fois comme une cousine de famille ». Tout comme Jacques Brel l’avait fait 3 ans plus tôt dans cette même salle, Barbara déclare vouloir arrêter pour fuir le radotage, néanmoins, juste après elle honorera les contrats signés avant cette décision, en effectuant une tournée au Canada, Pays-bas, URSS, Roumanie, Israël et le Japon.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

À cette époque-là, Barbara a d’autres ambitions et se lance alors dans une période d’aventures et d’expériences où elle s’essaie au théâtre et au cinéma. Début 1970 elle joue à Paris, au théâtre de la Renaissance « Madame » que Rémo Forlani a écrite spécialement pour elle. Parallèlement elle enregistre le disque des chansons de la pièce dont les musiques sont signées par elle mais les critiques égratignent la pièce et le public boude l’histoire de cette ex-tenancière de maison dans une Afrique imaginaire. Barbara aura participé à quelques films dont notamment en 1971 au côté de J. Brel dans le film « Franz », ainsi qu’en 1973 dans le film à sketchs » l’oiseau rare » de Jean-Claude Brialy, et dans un film réalisé en 1976 par Maurice Béjart pour la télévision « Je suis née à Venise ».

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Retour sur l’année 1971, c’est à ce moment que Barbara touche un nouveau public, avec la chanson « L’aigle noir » qui sera le plus grand succès populaire de sa carrière. En ce temps-là, les paroles de la chanson ont suscitées des discutions passionnées, certains y voyaient le message d’une crainte du retour du nazisme ou plus généralement le délirant récit d’un rêve érotique. Dans ces années 70, sous l’influence du LSD certaines chansons étaient souvent incompréhensibles…mais Barbara se dérobait toujours sur le sens réel des paroles en prétextant que cela ne concernait qu’elle. C’est en 1997, dans ses mémoires « il était un piano noir… » qui paraîtront 1 an après sa disparition qu’elle abordera pour la première fois son enfance dramatique auprès de ce père qui avait abusé d’elle durant des années, sans même que les gendarmes qu’elle était allée alerter prennent la jeune fille au sérieux, écrivait ceci « un soir, à Tarbes, mon univers bascule dans l’horreur. J’ai 10 ans et demi. Les enfants se taisent parce qu’on refuse de les croire. Parce qu’on les soupçonne d’affabuler. Parce qu’ils ont honte et qu’ils se sentent coupables. Parce qu’ils ont peur. Parce qu’ils croient qu’ils sont les seuls au monde avec leur terrible secret ».

L’évidente symbolique de l’inceste dans « L’Aigle noir » devient alors glaçante :

« De son bec, il a touché ma joue/Dans ma main, il a glissé son cou/C’est alors que je l’ai reconnu ». 

Jacques Serf hantera longtemps le répertoire de Barbara, cet aigle noir tournoyant autour de ses nuits à qui elle demandait de la ramener au pays de son enfance, elle l’évoquera dans plusieurs chansons, mais chaque fois dans un langage imagé et codé.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Les années passent, avec d’autres disques et de nombreux spectacles donnés en France et ailleurs (au Japon ou à New York par exemple), Barbara compose encore et écrit d’année en année des chansons qui trouveront un écho auprès d’un public toujours fidèle et privilégié, comme cet admirateur à qui Barbara confiât ses projets artistiques.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017 Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Nous sommes au début des années 80 et Barbara décide de se lancer le défi d’aller chanter hors des salles de théâtre habituelles. Son choix se fait alors sur le chapiteau d’un cirque situé sur un terrain vague de la porte de Pantin (à l’emplacement même où se dresse désormais la Philharmonie de Paris) où elle rassemblera 60 000 spectateurs durant 25 représentations.  À 51 ans, Barbara ne se ménage pas et donne tout à son public toujours nombreux mais aussi de plus en plus jeune, la plupart des spectateurs ont entre 16 et 25 ans. Pour la première fois de sa carrière elle accepte que son spectacle soit filmé mais à condition que les caméras soient cachées sous des draps noirs. Durant 3 jours Barbara est filmée par Guy Job, il accumulera au final 290 heures de vidéo, 8 cameraman et 6 mois de montage où Barbara y participera sans relâche.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Le 29 octobre 1982, Barbara est l’invitée du Journal de 20h de TF1 pour promouvoir la diffusion de son spectacle qui sera diffusé sur la même chaîne quelques jours plus tard, elle parle avec passion de son pantin, « sa chair ». De ce triomphal concert, vu comme un véritable show à l’américaine, le soir de la dernière représentation, pour remercier le public d’être venu aussi nombreux, elle composa une chanson spéciale « Pantin » : ♪♪♫ « Pantin espoir, Pantin bonheur, Oh, qu’est-ce que vous m’avez fait là ? Pantin qui rit, Pantin j’en pleure, Pantin, on recommencera… » ♪♪.

Si Barbara a toujours su tisser un lien particulier avec son public, c’est bien à Pantin que son tour de chant prend des allures de messe et de communion totale.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Les années qui suivront Pantin seront marquées par des problèmes à ses cordes vocales, sa voix donne des signes de faiblesse, Barbara consulte alors un phoniatre et suivra pendant 3 ans une rééducation vocale qui aboutira à une récupération quasi complète de sa voix.

Nous sommes en 1986, à deux pas de Pantin, une nouvelle salle vient d’être construite « Le Zénith », c’est là qu’elle se produit aux côtés de son ami Gérard Depardieu pour donner vie à « Lily Passion ». Ce conte musical pensé écrit et conçu par Barbara est très largement autobiographique (l’histoire d’amour d’une chanteuse qui perd sa voix et d’un assassin), et représente pour elle plus de 6 ans d’écriture dont 42 versions différentes ! de ce long processus de maturation seules 12 chansons furent utilisées sur 22 initialement. Lors de l’exposition, dans la salle consacrée à cette tragédie musicale on y découvre les manuscrits originaux, ainsi que des chansons coupées etc…

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Barbara et Depardieu

Les années passent, avec d’autres disques et de nombreux spectacles. Barbara chantera même à New York, et débute en septembre 1987 une série de concerts au théâtre du Châtelet à Paris. C’est à ce même moment qu’elle crée la chanson « Sid’amour à mort » dont elle offrit les droits d’auteur à l’association Sol en si. Très impliquée dans la collecte de fonds pour la recherche d’un traitement contre le VIH, Barbara fut l’une des premières personnalités à mettre son nom et son talent au service de la lutte contre le sida, d’une grande sincérité elle ne se sera jamais rétractée, comme d’autres, par la suite.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

À cet endroit de l’exposition, on découvre les nombreux engagements de Barbara. En 1989, tout au long de l’année, loin des projecteurs et en toute discrétion elle donne son soutien au combat d’Act Up et se rend dans les hôpitaux visiter des malades, bénévolement elle ira chanter et parler du sida dans les prisons (à la Maison d’arrêt d’Amiens, au centre pénitentiaire de Marseille, chez les femmes à Fresnes…) amenant avec elle un médecin de l’Institut Pasteur. Chez elle, Barbara fera même installer une ligne téléphonique pour parler et répondre directement avec les malades, les prisonniers. Lors de tous ses concerts suivants des corbeilles remplies de préservatifs seront mis gratuitement à disposition pour le public. Elle s’engagera également auprès des jeunes autistes, des sans-papiers, des sans-abris, et militera contre la peine de mort. À propos de sa bataille contre le sida : « un abruti m’a dit un jour que je menais cette action parce que j’étais morbide. Mais moi, je hais la mort ! Justement, c’est pour ça ! C’est le goût de la vie qui me fait agir», « Je n’ai pas d’enfant. J’ai des centaines d’enfants à qui je dis maintenant : au nom de l’amour que je vous porte, enfants qui auriez pu être les miens, ces préservatifs, mettez-les».

Ci-dessous on peut y lire un courrier de Barbara adressé à Line Renaud.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris. 12/2017

Je continue de déambuler ici et là, entre les portraits accrochés et les petits rassemblements. Barbara est partout, à tel point que j’en viens à l’imaginer devant moi, par l’effet de la troublante ressemblance entre une visiteuse et Barbara…

Barbara se serait-elle jointe à nous ?

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

C’est en tout cas bien le sentiment que nous avons en arrivant dans la dernière salle. Dans un coin de campagne recomposé, à travers les feuilles, Barbara nous observe de la fenêtre de sa chère maison du 2 rue de Verdun. Depuis la fin de l’année 72, Barbara vivait à 37 km à l’est de Paris, dans son havre de paix, son calme refuge de Précy sur Marne. Dans cette ancienne ferme, entourée de ses chats et ses chiens, elle découvre les plaisirs du jardinage et du tricot, elle y installera pour toujours son piano et son rocking-chair. Précy sera son espace de liberté et de création, un réduit est transformé en petit théâtre qu’elle appelle « la grange aux loups », elle y met deux pianos et un clavier électrique, une sono, des micros, c’est entre les murs de ce bâtiment couvert de glycines qu’elle imagine ses futurs spectacles, et compose ses chansons jusqu’à la fin de sa vie.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris. 12/2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Suivront en 1990 une nouvelle série de concerts Parisiens à Mogador, puis une tournée au Japon, en 1993 elle retrouve encore le théâtre du Châtelet mais elle se voit contrainte d’annuler 6 représentations pour cause de pneumonie.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

À la fin du mois de janvier 1994, en dépit de l’avis des médecins, Barbara repart en tournée, malgré la fatigue elle se donne encore toute entière à son public, elle ne se contente plus d’interpréter ses chansons, elle les joue, les met en scène. Elle devient prêtresse, chamane, déesse, jusqu’à l’épuisement, et accorde encore après cela des séances de dédicaces interminables à son public qui l’aime avec constance, ferveur et gratitude comme peu d’artistes peuvent prétendre avoir été aimés. À Tours, elle descend pour la première fois de scène pour se rapprocher au plus près d’eux, les toucher, les saluer … ce 26 mars 94 sera son dernier concert.

Barbara dernier concert à Tours

Les médecins et les assurances lui interdisent de se produire sur scène mais pas de chanter, alors un an et demi après son dernier concert, Barbara décide d’enregistrer son 16 ème et ultime disque composé de 12 titres. Le 10 février 1997, les victoires de la musique décernait à Barbara la victoire de la meilleure interprète féminine de l’année, à cette occasion elle intervenait en direct par téléphone en déclarant « Oh c’est gentil, c’est vraiment gentil mais je ne sais pas qui remercier. Je voudrais aussi m’adresser à Zazie et Ophélie Winter, leur dire bon c’est pas que je sois la meilleure, c’est que je suis la plus vieille et que le plus beau de la route est devant elles et que voilà je ne suis pas la meilleure interprète. Voilà c’est comme ça ! je vous aime et tout va bien ».

Barbara, alors en pleine écriture de ses mémoires, vient de faire sans le savoir, sa toute dernière intervention publique.

Ci-dessous, quelques lignes écrites et souvent raturées par Barbara en vue de l’élaboration du livre de ses mémoires.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris.12/2017

Neuf mois plus tard, terrassée par la maladie, le 24 novembre 1997 à l’âge de 67 ans, Barbara s’éteint …mais pas complètement car 20 ans plus tard, à la philharmonie c’est bien de la lumière et du plaisir que Barbara nous procure en apparaissant sur le grand écran.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Moment suspendu et bouleversant quand soudain nous entendons Barbara chanter, avec son phrasé unique mêlé de force et de fragilité, toujours à la limite de la rupture, à fleur de souffle. Elle semble tellement être là, près de son piano et son fauteuil à bascule, il y a même les lampions colorés presque identiques à ceux des concerts de Pantin. Des frissons dans tout le corps s’emparent de moi, l’émotion est à son comble et l’illusion parfaite. Tout le monde écoute alors religieusement celle dont la vie toute entière fut guidée par l’obsession de chanter.

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Exigeante aux moindres détails (température des coulisses, couleur des éclairages, hauteur millimétrée de son tabouret) rien n’était laissé au hasard et la moindre négligence pouvait provoquer de grande colère pour celle qui nous laisse en héritage des concerts devenus mythiques. À la question d’un journaliste qui lui demandait « à quel moment de la journée investirez-vous votre loge du Châtelet? » elle répondait : «  j’y serai dès le matin et j’attendrai le lever du rideau. Le soir, j’entendrai les spectateurs arriver comme s’ils descendaient des collines, je capterai leurs discussions, leurs chuchotements, leurs éclats de rire. J’avancerai alors vers la scène avec ma peur. Le théâtre protège de tout. Entre ses murs, on a l’impression d’être à l’abri, d’être dans un monde où ne pénètrent ni violence ni guerre. »

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

Expo Barbara à la Philharmonie de Paris / 12.2017

L’exposition est terminée, nous sommes resté plus longtemps que je l’aurais imaginé. Du reste, quand on évoque Barbara l’imaginaire collectif ne la cantonnerait t’elle pas généralement et uniquement qu’à un personnage sombre et mystérieux en costume de corbeaux ? chantant des textes tristes et noirs comme ses grands yeux ? et bien justement, c’est là toute la réussite de cette exposition qui nous a permis d’y découvrir une Barbara attachante, généreuse, sensible et surtout si drôle !! une femme fascinante, devenue depuis un patrimoine de la chanson Française et dont les textes, aussi personnels qu’ils le furent, touchent encore et pour longtemps à l’intime de chacun d’entre nous.

Barbara aimait dire « l’absence a ceci de magnifique qu’elle permet le retour »

Alors, MERCI à la Philharmonie de Paris d’avoir rendu cela possible, qu’entre le 13 octobre et 27 janvier dernier nous l’ayons retrouvée; bien qu’il semblerait que 20 ans après sa disparition, elle ne se soit jamais tout à fait absentée de nos cœurs ni des ritournelles qui me viennent en tête quand j’actionne mon appareil en fredonnant ♪♫♫ « Si la photo est bonne… » ♪♫

Je m’éclipse pour lui laisser la place, regardez sans faute la toute jeune et débutante Barbara, tellement malicieuse! puis laissez vous séduire sur les notes de sa déclaration d’amour et enfin écoutez là chanter le mal et la joie de vivre car qu’on se le dise Barbara c’était aussi beaucoup de joie.

À la fois prochaine !

Barbara

© crédits photos Barbara Eichert

Expo : Medusa -bijoux et tabous-

Bonjour

Un peu plus d’un mois s’est écoulé depuis mon dernier blabla en images, dont je tiens à souligner l’originalité du dernier commentaire de laissé par ma lectrice bien-Aimée Mme Pictavia que je remercie chaleureusement une nouvelle fois et qui me fais souvenir combien le jeu de l’oie occupait une place importante à mes journées de petite fille, associé à celui de me déguiser « en grande » en allant piquer de temps à autre dans les affaires de ma maman, un bustier rouge bien trop large pour moi, un rouge à lèvres YSL et la touche finale ô combien importante LA paire de boucles d’oreilles à clip la plus énorme et brillante possible qu’il soit pour ressembler à une starlette ! et voilà que ma transition est d’elle-même toute trouvée car ce nouvel article m’amène à vous parler non pas de choux, hiboux, cailloux, genoux mais vous l’aurez surement compris de bijoux.

Ou plus exactement de revenir sur l’exposition ‘Médusa, bijoux et tabous’ qui depuis s’est clôturée mais qui ne m’empêche en rien de vous en faire encore un peu profiter.

Exposition Médusa Paris 11.2017

C’est sous un ciel nuageux d’automne (bah oui Santorin c’est bel et bien fini!) que je vous emmène au Musée de l’Art moderne de la ville de Paris situé dans le XVIarrondissement où s’est déroulée cette expo autour du bijou qui fut traitée d’une manière plus subversive que d’habitude. En effet le bijou est a priori raisonnable, rassurant et beau, or là c’était sa face cachée avec ses aspects plus sulfureux qui furent exposés sur le devant de la scène.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017 Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017

Et la lumière fut ! Comme toujours, pour commencer suivons mon fils, ici accompagné de celle à qui j’aimais tant par le passé pouvoir fouiner dans ses nombreux colliers …

Exposition Médusa Paris 11.2017

Nous sommes accueillis par la création ‘The birth of sal’ de Jean-Marie Appriou, ces grands yeux en verre soufflés dont une mouche s’y abreuve des larmes qui s’en échappent fait écho à la question du regard, de celui que le bijou suscite et enfin celui pétrifiant de la Méduse. Dans la mythologie grecque Méduse (ou Médusa) est un monstre, mais au départ il s’agissait d’une belle femme dont les cheveux abondants rendirent Athéna jalouse, qui alors les transforma en serpents et donna aux yeux de Medusa la faculté de changer en pierres celui qui la regarde, mais la malheureuse n’avait plus rien pour attirer le regard, et rappelons que le regard est lié au désir.

Exposition Médusa Paris 11.2017 Expo Médusa Paris 11.2017/Jean-Marie Appriou, The birth of salt

Depuis la nuit des temps, le bijou est présent dans toutes les cultures, tantôt parure, tantôt récompense ou manifestation politique, ses formes et ses usages varient selon l’époque ou le lieu de sa création. Connu comme étant l’un des premiers arts, cet objet au statut particulier fascine par la multiplicité de ses expressions, on l’utilise pour se sublimer ou encore comme symbole lié à l’amour, l’érotisme, l’amitié, le deuil.. Cette grande exposition lui rend hommage ou pas moins de 400 œuvres sont présentées tout au long d’un parcours thématisé.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Avant de s’engager en direction des bijoux, nous découvrons la robe en velours dévoré d’or ‘la dame du char’ de la maison Schiaparelli Haute Couture, ainsi que la ‘robe courte’ de Paco Rabanne (collection automne/hiver de 1968-1969) portée par Brigitte Bardot dans un Paris Match de 1968.

Exposition Médusa Paris 11.2017 Brigitte Bardot 1968-1969/ robe Pacco Rabanne

Suivie par la chaîne de corps sado-chic de Betony Vernon réalisée directement à partir du moulage du corps de Dita Von Teese, puis de la réédition du sautoir en perles de Gabrielle Chanel et enfin la tenue de la Garde républicaine portée au Palais de Luxembourg en l’honneur du président du Sénat.

Exposition Médusa Paris 11.2017 Expo Médusa Paris 11.2017-Sado-chic body chain, Betony Vernon

Exposition Médusa Paris 11.2017 Exposition Médusa Paris 11.2017

L’exposition Médusa propose une présentation destinée autant aux amateurs de bijoux qu’aux amateurs d’art ou simplement pour tout curieux ! ici il s’agit de ‘Spider Woman’ une création de Liz Craft.

Expo Médusa Paris 11.2017-Liz Craft / Spider Woman, 2015 Expo Médusa Paris 11.2017-Liz Craft / Spider Woman, 2015

L’ exposition fait cohabiter ensemble le fait main, le fait industriellement, les bijoux d’artistes et de designers, les bijoutiers contemporains, les maisons de joaillerie et des pièces anonymes. Il y a absolument tous les  types de bijoux : les précieux et les fantaisies, les primitifs et les modernes, les antiques et les renaissances, à ceux plus récents de mouvements comme le punk ou le rap. Ces objets connus ou méconnus attisent la curiosité autour de leur utilité ou de leurs usages, ça commence par le bracelet de naissance au collier de nouilles, en passant aussi par le bijou fétiche avec ses pouvoirs contre le mauvais œil  tels que les amulettes, talismans, porte-bonheurs, croix, rosaires, grigris. L’exposition montre que le bijou peut être aussi un messager avec par exemple le ruban rouge de la lutte anti-sida, ou le badge en forme de main avec le slogan ‘Touche pas à mon pote’ de l’association SOS Racisme.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Débute ici ma sélection, à gauche la broche ‘Blackbil’ d’Hanna Hedman et le surprenant ‘Superbitch Bag’ de Ted Noten, suivi par ‘Optic Topic Mask’ de Man Ray.

Expo Médusa Paris 11.2017-Ted Noten, Superbitch Bag, 2000

Expo Médusa Paris 11.2017-Man Ray, Optic Topic Mask, 1974-1978.

Ci-dessous le ‘Collier Serpent’ de Cartier, une commande de 1968 en platine, or blanc et or jaune puis dans un tout autre genre le bracelet en cuir créé par Vivienne Westwood, des bagues en argent de bikers et un collier de chien en cuir patiné et maillechort datant de la seconde moitié du XIXe siècle.

Exposition Médusa Paris 11.2017 Expo Médusa. bracelet en cuir Vivienne Westwood(2015-2016)

Exposition Médusa Paris 11.2017 Expo Médusa Paris 11.2017-Collier de chien en cuir patiné et maillechort - Seconde moitié du XIXe siècle

Ici la broche ‘Miss Octopus’ (1966) de Dorothea Tenning, suivi par le portrait de la chanteuse Rihanna en couverture de W Magazine de septembre 2016 où elle porte le collier de chien en diamants créé en 1906 par Cartier.

Expo Médusa Paris 11.2017-Broche "Miss Octopus" (1966) - Dorothea Tenning Expo Médusa Paris 11.2017/ Rihanna 08.2016

On reste dans le showbiz, avec un gant pailleté reconnaissable à la minute ! celui porté en 1983 par l’inoubliable Michael Jackson lors de sa tournée Victory Tour, une création du costumier des stars Bill Whitten, il a travaillé au cours de sa carrière avec des noms comme Elton John, Neil Diamond, Lionel Richie ou les magiciens Siegfried and Roy.

Expo Médusa Paris 2017/ Bill Whitten-Michael Jackson Victory Tour Crystal Glove, 1983 Michael Jackson Victory Tour, 1983

Autre époque, avec le bracelet porté par Joséphine Baker dans le film ‘Zouzou’ de Marc Allégret en 1934.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017 Exposition Médusa Paris 11.2017

Plus loin, le public encore bien nombreux en ce dernier jour d’ouverture, se fraye une petite place pour découvrir les vitrines remplies de trésors.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017 Exposition Médusa Paris 11.2017

Expo Médusa Paris 11.2017-GianCarlo Montebello, Collier Superleggeri Spirale, 2006 Expo Médusa Paris 11.2017-Maison Cartier. Collier Draperie, commande de 1947

Expo Médusa Paris 11.2017-Suzanne Syz. Bracelet "Dogs Love", 2011. Exposition Médusa Paris 11.2017

Exposition Médusa Paris 11.2017

L’exposition dédie une place particulière aux artistes d’avant-garde et aux créateurs contemporains qui bouleversent les conventions du bijou comme le montre ci-dessus le necklace CNN de Thomas Hirschhorn un collier format géant en carton, papier plastique, papier d’emballage doré qui pèse 10 kilogrammes.

Expo Médusa Paris-necklace CNN de Thomas Hirschhorn 2002

Exposition Medusa 11.2017 Expo Médusa Paris 11.2017-Marie Angeletti "Providence" 2016. Ornement de Noël, 193 x 96,5 cm

Euuuh que dire de cette extension de bec de pigeon crée en 2007 par  Benjamin Lignel ? curieux …

Expo Médusa Paris 11.2017- Benjamin Lignel, 2007 Extension du Bec de Pigeon

Autre originalité avec ce câble électrique gainé de bracelets multicolores, avec bloc multiprise/ballon de football 4 prises.

Expo Médusa Paris 11.2017-Bless. Multicoloured Bangles, 2005

Le bijou se manifeste comme un signe d’appartenance communautaire, des dandys aux rappeurs en passant par les hippies et les bobos, de croyance au sens large du terme, de valeurs culturelles ou rituelles, sacrées ou profanes, et même sexuelles avec le bijou érotique. Justement, c’est à l’abri des regards et derrière un rideau noir qu’on découvre dans une petite pièce obscure l’intrigant coffret d’accessoires érotiques ‘back-room’ de Betony Vernon.

Expo Médusa Paris 11.2017/ "The Boudoir Box" de Betony Vernon Exposition Médusa Paris 11.2017- David Douard

Changement de genre, avec ce collier dont les couleurs et l’originalité permet d’identifier facilement qu’il provient tout droit de l’imaginaire de la regrettée Niki de Saint Phalle.

Expo Médusa Paris 11.2017/ assemblage Necklace de Niki de St Phalle Niki de Saint Phalle

Exposition Médusa Paris 11.2017 Exposition Médusa Paris 11.2017/ Alina Szapocznikow - Bracelet-bouche

Du bracelet-bouche d’Alina Szapocznikow on passe à la couronne faite à partir de plastique et de métal blanc et doré, de velours et de faux cristaux provenant du défilé automne hiver 2000-2001 de Vivienne Westwood.

Expos Médusa Paris 11.2017-Vivienne Westwood Crown Exposition Médusa Paris 11.2017

Expo Médusa Paris 11.2017-Haegue Yang. Sonicwear-Poncho #1, 2013.

Exposition Médusa Paris 11.2017

Avant de quitter l’exposition, rapprochons nous de cet attirant tableau situé tout au fond …

Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats

Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats

Il s’agit de ‘Memory ware flat # 17′ , une oeuvre réalisée en 2001 par Mike Kelley. C’est sur un panneau de bois de 215,9 x 317,5 x 15,2 cm de grandeur, que nos yeux se baladent sans fin dans ce labyrinthe composé d’une profusion de petits objets de notre société tels que des pendentifs, des clés, des badges et des pins et beaucoup de colliers, tous ici collés pour former cette immense mosaïque certes un peu kitsch mais qui restera mon vrai coup de cœur de l’expo, surement en raison de mon goût prononcé à faire des collages dont le rendu s’apparente assez au même aspect, ou bien est-ce par l’impression que toutes ces bricoles ont une seconde chance, une seconde vie en étant là plutôt qu’au fond d’une caisse, une manière de faire ressusciter la petite fille, le scout, le militant enfin bref tous ceux qui les ont portés.

Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats

Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats

Expo Médusa Paris 11.2017-Mike Kelley, Memory Ware flats

Hors de l’expo Médusa, nous allons observer de plus près les merveilleuses couleurs de ‘La fée électricité’, cette décoration monumentale de 10×60 mètres réalisée par de nombreux artistes dont notamment Fernand Leger, Robert Delaunay, et Raoul Dufy était à l’origine pour l’exposition internationale de 1937 pour raconter l’histoire de l’électricité, s’y trouve les portraits de 110 savants et inventeurs ayant contribué au développement de l’électricité ainsi que des personnages de la mythologie Grecque.

2017 Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris/La Fée Electricité de Raoul Dufy 1937

2017 Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris/La Fée Electricité de Raoul Dufy 1937  2017 Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris/La Fée Electricité de Raoul Dufy 1937

Nous sortons du Musée, sous la grisaille le spectacle continu encore avec sa belle architecture, ses hommes et femmes attablés se réchauffant autour d’une tasse de thé ou de café, sans oublier la dame de fer que nous ne pouvons pas rater.

Musée de l'art moderne 11.2017

Paris/Musée des arts moderne 2017

Avant de s’engouffrer dans le métro parisien, nous l’avons regardé au loin même si nous la connaissons bien, comme une sorte de rituel obligatoire; D’autres à nos côtés venaient de loin pour la rencontrer, s’en était presque touchant de les voir en famille avec dans leurs yeux cette flamme qui brille et qui n’appartient qu’à tous ceux qui ne sont pas encore blasés par elle et de sa silhouette reconnaissable même au cœur de la nuit.

Paris / nov 2017

Mais la flamme s’avère avoir plusieurs facettes, et l’emplacement où nous sommes vole brièvement la vedette à la tour Eiffel en raison de sa tragique signification dont nul n’en ignore la raison. C’est alors, qu’un timide rayon de soleil vient se poser là, donnant presque vie à ce feu dont les gens se tiennent silencieusement autour. On peut y voir au mur le mot LOVE et aussi une petite peluche sous les traits d’un cochon rose, un petit porc délicatement posé au sol, suivi juste après par la coïncidence d’en voir un autre placardé sur les murs et balancés aux yeux de tous dont les témoignages accablants à son égard non rien d’une histoire à l’eau de rose…

Paris, nov 2017 Mur de Paris avec Harvey Weinstein 11.2017

« Never ever » / « Plus jamais », si c’était aussi simple qu’en le lisant… toujours est-il qu’ Harvey Weinstein (pour ceux qui ne l’auraient pas identifié) ne restera jamais autant dans les mémoires collectives, en tout cas pas pour les mêmes raisons que pour la princesse des cœurs Lady Diana qu’en ce lieu de pèlerinage, à proximité de ce fatal tunnel du pont de l’Alma, on y voit encore 20 ans après des témoignages émouvants au sol et des roses qui s’y posent.

Lady Diana/ Paris 11.2017

Comme je n’ai pas l’intention de terminer mon article sur une note aussi dramatique et qu’ initialement j’étais venu pour vous parler de bijoux, à l’approche imminente du 24 décembre je vous partage un souvenir de mon Noël 1990, ou du haut de mes 13 ans c’était le bonheur absolu de recevoir en cadeau un recueil de photos de cette Norma jean alias Marylin que je trouvais si fascinante et qui me disait en chanson « Diamonds are a girls best friend », je ne sais si réellement les diamants sont les meilleurs amis des femmes, d’ailleurs 27 ans plus tard je n’en ai pas un seul, qu’importe j’ai toujours cette perle rare et précieuse ici à droite, et quand je vous disais plus haut que je lui chipais ses grosses breloques il n’y a qu’à bien l’observer pour comprendre que ce que j’vous dis n’est pas du toc !! Voilà ainsi la boucle est bouclée, comme toujours je ne pouvais pas me contenter d’écrire que sur un Musée…

Bonnes fêtes à toutes et à tous et haut les cœurs ! ❤

Barbara

Noel 1990

©crédit photos Barbara Eichert